Default profile photo

20 Septembre 2017 | 29, Elul 5777 | Mise à jour le 20/09/2017 à 12h11

Rubrique Monde juif

Un procès pour une jupe

Le « New York Presbyterian Hospital » (Wikipedia)

Une ambulancière orthodoxe a porté plainte contre un hôpital de New York qui ne lui a pas permis de porter une jupe dans son travail.

Voici deux ans, Hadas Goldfarb, une ambulancière orthodoxe vivant à Brooklyn, reçoit une offre d’emploi émanant du « New York Presbyterian Hospital ». Offre qui est finalement résiliée du fait que la jeune femme refuse, pour des raisons religieuses, de se conformer aux exigences vestimentaires de son futur employeur. A savoir de ne porter exclusivement que des pantalons lors de son travail.

Or, Hadas Goldberg veut mettre une jupe (comme elle en a l’habitude vu ses options religieuses), jupe qui ne l’a d’ailleurs pas empêché d’exercer son métier dans d’autres endroits. S’estimant discriminée, celle qui depuis, a retrouvé un autre travail dans sa branche, porte plainte auprès de la Commission qui traite de l’égalité en matière d’accès à l’emploi (Equal Employment Opportunity Commission) au motif que l’hôpital n’a pas voulu accepter une demande somme toute raisonnable.

« J’ai travaillé dans les services médicaux d’urgence pendant un certain temps et je n’ai jamais été confrontée à cette question, a-t-elle expliqué à la « Jewish Telegraphic Agency ». Je ne m’attendais vraiment pas à ce que cela pose un problème ». Du coup, Hadas Goldberg a de-mandé à la justice que lui soient versés des dommages et intérêts; de retrouver l’emploi qui lui a été refusé; et que l’hôpital ainsi que la ville de New York (qui travaille avec ce dernier) cessent de refuser les demandes « d’arrangement » en matière de pantalons.


Dommages et intérêts

« Nous n’avons pas de doute que la loi est de notre côté », dit pour sa part son avocat, Joseph Aron, qui souligne que dans d’autres cas, les tribunaux se sont déclarés en faveur de ceux qui, par exemple, vou-laient se couvrir la tête. Cela même quand cette pratique était contraire au « dress code » de leur employeur. Le même avoue qu’étant un père orthodoxe de trois petites filles, cette affaire revêt une résonance toute personnelle. « Quand elles grandiront et qu’elles trouveront un emploi qui les passionne, souligne-t-il, elles ne devraient pas avoir à faire des sacrifices dans l’éventualité où elles pourraient faire le travail dans la tenue qu’elles ont l’habitude de porter… »

Powered by Edreams Factory