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18 Novembre 2017 | 29, Heshvan 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Israël

A l'Unesco, Israël toujours dans le viseur

Marat Hamah’pela, le caveau des patriarches à Hevron. (D.R.)

Le Comité du patrimoine mondial adopte 2 résolutions anti-israéliennes sur Jérusalem et Hébron. « Partout où se trouve Israël, la liberté de tous les cultes est assurée », répond Binyamin Netanyahou.

L'agence de l'Onu pour l'Education et la Culture persiste et signe. En l'espace de trois jours, son Comité du patrimoine mondial réuni à Cracovie pour sa 41e session, a voté à deux reprises la condamnation d'Israël. Une première résolution, adoptée le 4 juillet par 10 voix contre 3, a dénoncé « l'incapacité des autorités d'occupation » à cesser ses « activités illégales à Jérusalem-Est et en particulier en vieille ville ». L'organisation internationale a disqualifié aussi bien les fouilles et conservations archéologiques que les travaux de maintenance engagés par les autorités israéliennes, qui pour elle, relèvent tous - sans exception – de la violation du droit international. Seule concession de façade : les rédacteurs ont édulcoré leur version initiale pour y intégrer une formule sur « le caractère sacré pour les trois religions » de Jérusalem.

Trois jours plus tard, c'était au tour de Hébron de passer sous le rouleau compresseur. La vieille ville de la citée judéenne et le Caveau des Patriarches sont désormais inscrits au Patrimoine mondial, sous les couleurs de la Palestine. De surcroît, le site de « Hébron/Al Khalil » a été aussitôt déclaré « en péril », pour cause « d'occupation israélienne ». La résolution, adoptée par 12 voix contre 3 et 6 abstentions, est une double victoire pour l'Autorité Palestinienne, puisqu'elle lui assure un débat annuel de l'organisation internationale qui effectuera un suivi de la situation, avec à la clé des condamnations supplémentaires d'Israël.


La colère et l’écoeurement des dirigeants israéliens

Il s'agit d'un nouveau coup dur pour la diplomatie israélienne, mais aussi américaine, qui avait mis tout son poids dans la balance pour freiner cette nouvelle campagne. On se souvient des récentes mises en garde de l'ambassadrice américaine à l'Onu, Nikki Haley, qui sont apparemment restées sans effet sur la majorité des 21 pays membres du Comité. La défaite est d'autant plus amère pour Israël que l'on s'attendait à ce que l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan, où Binyamin Netanyahou s'était rendu en visite officielle il y a quelques mois, ne choisissent pas le camp pro-palestinien. Visiblement, le Premier ministre israélien devra encore investir pour retirer des fruits de cette « nouvelle amitié ».

Plus généralement, les deux motions de l'Unesco ont suscité la colère et l'écœurement des dirigeants israéliens, qui n'ont pas ménagé les épithètes : « délirant » pour Binyamin Netanyahou, suffoqué par l'éradication de toute référence juive au Caveau des Patriarches; « antijuif » pour le président Rivlin, qui a accusé l'organisation internationale de « propager des mensonges antijuifs mais de continuer à se taire quand le patrimoine de la région est réduit en poussière par des fanatiques ». Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman pense quant à lui qu'il est grand temps d'assécher les ressources de l'Unesco, une organisation « antisémite et désormais hors-sujet ». 

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