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15 Décembre 2017 | 27, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique Monde juif

Israël : Un rabbin privé de son poste pour refus de donner le guet à sa femme

Couloir d’un tribunal rabbinique à Jerusalem (Flash90.)

Le Grand Rabbin d’Israël a repoussé la candidature d’un rabbin israélien désireux de devenir un juge rabbinique parce que ce dernier refusait de divorcer religieusement de sa femme depuis plusieurs années.

C’est à l’occasion d’une réunion du Grand Rabbinat d’Israël, réunion qui avait pour but d’approuver la candidature de plusieurs nouveaux dayanim que, le mois dernier, le Grand Rabbin (ashkénaze) d’Israël, Rav David Lau, a remarqué, parmi les candidats, un rabbin qui refusait, depuis des années, de donner le guet à son épouse. Faisant de celle-ci une agouna qui, aux termes de la loi juive, ne peut se remarier.
En raison de ce refus, non seulement le Rav Lau a demandé que le nom de ce « mari récalcitrant » soit retiré de la liste des futurs juges rabbiniques mais il a aussi demandé aux services légaux du Rabbinat de décider, une fois pour toutes, si un tel refus constituait une raison valable de rejet de toute candidature à un poste officiel. « Le Rav Lau n’est pas d’accord, d’un point de vue éthique, avec le fait que le Rabbinat approuve la nomination au poste de rabbin municipal ou de juge rabbinique  de quiconque possède un dossier criminel ou refuse de donner un guet et il a demandé aux services légaux du Rabbinat de le soutenir en cela », a expliqué au journal Haaretz  un proche du Grand Rabbin.
Toujours en matière de guet, une bonne nouvelle pour toutes celles confrontées au refus d’un mari récalcitrant. L’État d’Israël vient de signer un mémorandum qui donne aux tribunaux rabbiniques du pays une autorité internationale en matière d’agounoth. En clair, cela signifie que les tribunaux rabbiniques israéliens peuvent s’occuper des cas d’agounoth dans lesquels aucun des deux protagonistes n’est citoyen israélien ou réside dans l’État hébreu. Ce qui n’était pas le cas jusqu’ici et qui faisait que ces mêmes tribunaux ne pouvaient ni répondre aux demandes d’agounote « étrangères » ni appliquer des sanctions à leurs maris récalcitrants.
En fait, ce mémorandum fait suite à une demande de la Conférence des Rabbins Européens pour que les batei dinim d’Israël trouvent des solutions pour ces épouses comme le précise sa notice explicative :
« La Conférence des Rabbins Européens et d’autres parties ont soulevé le problème des difficultés rencontrées quand (les époux de) couples du monde entier, qui ont été mariés selon les lois de la Torah, refusent de divorcer de leurs femmes… Dans certains cas, ils ignorent même les décisions du tribunal (rabbinique) local en l’absence de moyens juridiques de ce tribunal pour forcer le mari à divorcer ou pour imposer des sanctions… La centralité de l’État d’Israël comme État-nation juif et son importance dans la vie des juifs dans le monde, poursuit la notice,  justifie de donner cette autorité  aux tribunaux rabbiniques en Israël ».

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