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11 Décembre 2017 | 23, Kislev 5778 | Mise à jour le 10/12/2017 à 13h04

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique Communauté

Cérémonie au lycée Jean de La Fontaine : « Louise et ses camarades sont là aujourd’hui »

Une plaque en mémoire de Louise Pikovsky et ses amies déportées à Auschwitz (Crédit : STEPHANIE TROUILLARD)

Elles se nommaient Gabrielle Ascher (15 ans), Berthe Baumann (16 ans), Anna Janowski (14 ans), Hélène Poulik (16 ans), Lucie et Louise Pikovski (12 et 16 ans), Francine Azoulay (15 ans) et Dinura Biberman (17 ans). Les six premières étaient des élèves du lycée Jean de La Fontaine dans le seizième arrondissement de Paris. Là habitaient les deux autres. Toutes les huit ont été déportées à Auschwitz et ne sont pas revenues.

C’est en leur mémoire que vient d’être inaugurée, mercredi 15 novembre dernier, une plaque qui sera placée dans le hall de cet établissement scolaire. Plaque qui servira, comme l’a souligné Isabelle Sananes, présidente de l’Association pour la Mémoire des enfants juifs déportés du 16e, lors d’une cérémonie d’inauguration particulièrement émouvante à laquelle assistaient des parents des disparues, à « offrir une sépulture symbolique à ces enfants arrachées à la vie ». Ce que résumait en ces mots Thierry Martin, adjoint au maire du XVIe : « Elles sont revenues. Louise et ses camarades sont toutes là aujourd’hui ».

« Une sépulture symbolique pour ces enfants arrachées à la vie »
Cette plaque vient aussi prolonger un travail de mémoire exceptionnel mené à la suite de la découverte (tardive) de la correspondance en-tre Louise Pikovski, une élève plus que brillante et d’une maturité re-marquable, et sa professeur de latin-grec. Correspondance retrouvée dans une armoire du lycée dont des extraits ont été lus par des élèves lors de cette cérémonie.
Au préalable, pendant des mois, certains de ces élèves s’étaient in-vestis en établissant avec leurs professeurs la liste de toutes les dépor-tées de La Fontaine, menant l’enquête pour retrouver leurs traces ; alors qu’en parallèle, une journaliste de France 24, Stéphanie Trouil-lard, réalisait un documentaire (plusieurs fois primé) sur Louise, intitulé « Si je reviens un jour », quelques mots extraits de la dernière lettre de la jeune fillette juive à son professeur. l

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