Default profile photo

11 Décembre 2017 | 23, Kislev 5778 | Mise à jour le 10/12/2017 à 13h04

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique Culture/Télé

Cinéma. On a vu « Diamant Noir »

Situé dans le milieu à la fois opaque et fascinant des diamantaires juifs d’Anvers, cette première réalisation d’Arthur Harrari nous plonge au cœur d’un récit tortueux…

Une histoire tissée de vengeance familiale, de manipulation, d’exclusion et de rédemption, de conscience morale et de secrets enfouis… Pier Ullmann, un jeune ouvrier un peu paumé et malfaiteur à ses heures est amené à travailler quelque temps à Anvers, auprès de la famille de son père récemment défunt (et qu’il n’a que peu connu enfant). Sur place, au contact du monde des diamantaires et de sa famille de sang, il aspire à un plan machiavélique… Mi-polar, mi-film noir aux relents shakespeariens, le scénario vénéneux d’Arthur Harari et Olivier Seror brouille les pistes avec malice en évitant toute route balisée ou rebondissement de circonstance. Au contraire, le spectateur est bousculé par l’évolution de cette intrigue vénéneuse aux multiples facettes. Et qui, comme tout ce qui brille, recèle des effets secondaires à miroir… L’anti-héros de cette funeste virée flamande est interprété par le charismatique Niels Schneider, très convaincant (il fut il y a deux ans le partenaire d’Isabelle Adjani au théâtre dans ‘’Kinship’’ et reçut un César pour ce film). A l’instar d’une tragédie grecque ou d’une parabole biblique - l’épisode de Joseph et ses frères n’est pas si lointain -, ‘’Diamant Noir’’ possède indiscutablement cet insaisissable magnétisme dépourvu de toute coquetterie ou autres facilités qui font la force des grands films.

A découvrir sans tarder !  


Disponible en DVD chez Ad Vitam - et en V.O.D. Actuellement sur Canal Plus à la demande

Powered by Edreams Factory