Default profile photo

11 Décembre 2017 | 23, Kislev 5778 | Mise à jour le 10/12/2017 à 13h04

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique France/Politique

Les relations franco-israéliennes sous toutes les coutures

L'ambassadrice d'Israël en France, Aliza Bin Noun et le criminologue Alain Bauer.( Wikipedia)

« Notre agenda stratégique s'aligne sur celui de la France qui partage les même défis ». Pour ouvrir ce colloque, devant une centaine de personnes, l'ambassadrice d'Israël en France, Aliza Bin Noun, a choisi de retenir les points d'accord plutôt que de crispation qui réunissent les deux capitales.

Quelques minutes plus tôt, le criminologue Alain Bauer, co-organisateur de l'événement avec le CSFRS, avait rappelé, malicieusement, l'épisode des vedettes de Cherbourg, en 1969, manière diplomatique de relever que la relation franco-israélienne connut autant de périodes fastes que de contre-temps. De phases dans ce une-deux souvent passionné, l'historien Pierre Razoux en retient sept, de la « reconnaissance progressive » entre 1947 et 1954, au « nouveau paradigme » des années 2005-2016, en passant par « la lune de miel » de la presque décennie nucléaire, courant de 1954 à 1962. Un homme servira de pont pendant cette dernière période, Shimon Peres, dont l'ingénieur David Harari, qui œuvra longtemps au sein des industries aérospatiales israéliennes, rappellera la trace au cours d'un échange avec le journaliste du quotidien L’Opinion, Jean-Dominique Merchet. Ces prises de distance, fluctuantes, reposeraient-elles au fond sur des divergences irrécupérables ?  Le politologue Frédéric Charillon (Sciences Po) a dressé, lors de son intervention, un tableau des communautés d'idées (trauma historique, obsession de l'indépendance dans la décision stratégique) et des décalages entre Français et Israéliens. La question palestinienne tient évidemment une bonne place dans cette deuxième colonne.

Powered by Edreams Factory