Default profile photo

16 Décembre 2017 | 28, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique France/Politique

A l'Assemblée, Meyer Habib fustige les élus communistes et insoumis (VIDEO)

« Imaginez-vous aujourd’hui qu’un pays ami demande la libération de Nemmouche » (Capture d'écran).

Les députés ont réagi en quittant l'Hémicycle avant la fin de la question du député UDI adressée au gouvernement.

Comme à son habitude, Meyer Habib n’a pas mâché ses mots. Prenant la parole lors des questions au gouvernement, mercredi 15 novembre, le dépité UDI-Les Constructifs des Français de l’étranger a tancé le projet, finalement avorté, d’élus communistes et du mouvement « La France insoumise » de rencontrer les terroristes palestiniens Marwan Barghouti et Salah Hamouri, par ailleurs avocat franco-palestinien, emprisonnés en Israël.

  « Quand le Quai d’Orsay a déclaré espérer la libération de Salah Hamouri, j’ai eu honte. Salah Hamouri est un terroriste, pas un prisonnier politique, un dirigeant du FPLP responsable de l’attentat de la rue Copernic, […] du carnage dans une synagogue à Jérusalem, cinq juifs égorgés en pleine prière comme le fut le père Hamel dans son église », a déclaré Meyer Habib. « Est-ce bien ce terroriste antisémite que la France espère voir libéré ? ».

Interdits pour certains d’entrée en Israël en début de semaine, les députés « insoumis » se sont alors levés et ont quitté la salle de l’Hémicycle.  

« Imaginez-vous aujourd’hui », a poursuivi le député UDI, « qu’un pays ami demande la libération de Nemmouche (auteur présumé de la tuerie du Musée juif à Bruxelles qui a fait quatre morts en 2014, NDR)? […] Monsieur le Premier ministre, c’est une défaite morale de votre gouvernement ».



La réponse mi-chèvre mi-chou du gouvernement

Interpellé, le gouvernement a répondu par l’intermédiaire de la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau. La France a exprimé sa « préoccupation face au recours extensif à la détention administrative » contre Salah Hamouri, a expliqué Mme Loiseau, ajoutant que les autorités françaises continuaient d’« espérer sa libération rapide ».

Jugeant « souveraine » la décision israélienne à l’égard des élus communistes, la ministre ne s’est pas empêchée de la commenter. « Est-ce à dire que nous l’approuvons ? Je ne le crois pas, parce que partout, nous souhaitons que les parlementaires français aient accès à l’ensemble des interlocuteurs qu’ils veulent rencontrer pour remplir leur mission d’information ».

Powered by Edreams Factory