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11 Décembre 2017 | 23, Kislev 5778 | Mise à jour le 10/12/2017 à 13h04

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique Israël

Virage à droite du leader travailliste ?

Avi Gabaï (FLASH90)

En tentant de conquérir l'électorat centriste, Avi Gabaï, élu en juillet à la tête du Parti travailliste, risque de s'aliéner la clientèle traditionnelle de sa formation.

Voilà déjà plus de 15 ans que le Parti travailliste israélien n'a pas remporté d'élections. La formation, qui a conduit l'Etat hébreu à l'indépendance et l'a gouverné pendant près de 30 ans, n'a plus les faveurs de l'opinion ni les alliés nécessaires pour former une majorité.
Le 10 juillet 2017, cette formation vieillissante a créé la surprise en élisant à sa tête un  outsider. Il s'agissait d'Avi Gabaï (50 ans) qui a fait fortune dans le high-tech avant d'entrer assez tardivement en politique et qui n'était membre du Parti travailliste que depuis quelques mois.
Les origines du nouveau leader travailliste, un self-made-man d'origine marocaine, son inexpérience politique et même son âge diffèrent beaucoup du style traditionnel de son parti. Comme le souligne une universitaire dans le quotidien Maariv, « il prouve qu'il souhaite changer [sa formation] et œuvre contre l'ADN ashkénaze et laïc du parti ».
Il a déjà tenu à plusieurs reprises des propos qui ont choqué la gauche, rendant hommage aux implantations et affirmant qu'il n'évacuerait aucune d'entre elles dans le cadre d’un accord de paix. Voilà quelques jours, il a, à nouveau, suscité un tollé en déclarant que la gauche avait «oublié ce que signifie être Juif ».
Les critiques ont fusé de toute la gauche et il est possible que M. Gabaï soit contraint de mettre un terme à ses efforts pour séduire l'électorat centriste, sous peine de perdre le soutien de son propre camp.

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