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16 Décembre 2017 | 28, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique Israël

Opération secrète dans le nord de la Syrie

Le magazine « Vanity Fair » a publié des détails sur une mission des forces israéliennes au cœur de la Syrie, qui avait été divulguée par le président Trump à Sergueï Lavrov.

Les indiscrétions commises par le président américain Donald Trump autour d'une opération ultra-sensible menée par les forces israéliennes en Syrie, dont il avait révélé l'existence à deux hauts responsables russes, en mai 2017, avaient déjà fait couler beaucoup d'encre à cette époque. 

Selon les informations alors rendues publiques, cette mission avait permis aux Israéliens de découvrir que Daech avait mis au point des charges explosives susceptibles d'être introduites dans des ordinateurs portables et utilisées pour faire exploser des avions en vol. 

Ces renseignements avaient été transmis aux Américains qui avaient alors décidé d'interdire l'introduction des ordinateurs portables, des tablettes et des autres grands appareils électroniques dans les avions en provenance de certains pays du Moyen-Orient. Des mesures analogues avaient édictées par la Grande-Bretagne. Toutes ces limitations avaient été abrogées quelques mois plus tard à la suite de l'adoption de nouvelles consignes de sécurité. 

Un article publié récemment par le magazine américain « Vanity Fair », qui déclare se fonder sur une information fournie par des sources anonymes, décrites comme des « experts des opérations du renseignement israélien », apporte un nouvel éclairage à cette affaire. 

Il révèle des détails sur l'opération menée par le Mossad et l'unité d'élite Sayeret Mafkal : deux hélicoptères Sikorsky CH-53 auraient acheminé, au début de l'année, des agents et des soldats israéliens en Jordanie près de la frontière syrienne. De là, ils auraient gagné leur cible en Syrie à bord de deux jeeps. Les commandos auraient monté la garde pendant que les agents du Mossad installaient un dispositif espion, mettant sur écoute une cellule de l’État islamique.Grâce à ce dispositif, les services secrets auraient obtenu des détails sur les bombes mises au point par l'artificier Ibrahim al-Asiri, un ancien d'Al Qaïda, pour être placées dans des ordinateurs portables et introduites dans des avions de ligne.

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