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16 Décembre 2017 | 28, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique Israël

Sofa Landver : « Mieux comprendre pour mieux accompagner »

Sofa Landver en compagnie du directeur de l’agence juive, Daniel Benaïm (AGENCE JUIVE)

Présente le 26 novembre aux côtés de Daniel Benaïm, directeur de l’Agence juive et d’Olivier Rafowicz conseiller stratégique pour l’alyah, Sofa Landver a évoqué les questions qui interpellent les olim hadachim français.

Actualité Juive .: Sur le terrain et à la Knesset, les francophones s’organisent pour obtenir plus de droits et une meilleure reconnaissance : qu’en est-il des équivalences professionnelles ?
S.L :
On essaie d’adapter les programmes aux mentalités, pays d’origine, professions exercées, à la langue, la culture. Il y a eu pour les Français une analyse des métiers et une avancée dans les équivalences. Avec l’aide du Premier ministre, nous avons favorisé l’équivalence des métiers exercés, pensant que si un médecin est bon en France, il le sera en Israël. Il y a eu également une formation pour être professeur de français afin de pouvoir enseigner cette langue. Nous avons beaucoup fait avancer les équivalences professionnelles : les dentistes par exemple, la législation pour les équivalences concernant les diplômes des médecins, maintenant ceux des infirmières.

A.J.: Vous avez souvent évoqué la distinction entre alyah et intégration. Expliquez-nous…
S.L :
Ce salon est un travail d’encouragement à l’alyah afin que chacun sache ce qui l’attend à son arrivée en Israël. Après l’arrivée, on parle d’un processus d’intégration dans un nouveau pays, Israël. Les projets mis en place ont pour objectif que l’olé hadach devienne israélien et s’intègre à la société. Lorsqu’il arrive en Israël, c’est finalement toute la société israélienne qui va l’intégrer. J’accorde une importance spéciale à ce qui est fait pour la connexion entre alyah et intégration. Nous avons engagé ces dernières années de façon significative dans différentes antennes du ministère des francophones de façon à accueillir les Français dans leur langue. Dans une quinzaine de villes, parmi les plus importantes, intégrant des olim français, ont été créés ces dernières années des postes de coordinateur d’intégration, francophones, qui travaillent à la mairie.

A.J.: En février 2017, le Bureau national des Statistiques a révélé que 10% des olim français montés entre 1990 et 2014 avaient quitté Israël. Quelles sont les origines de ces échecs ?
S.L :
Toutes ces questions d’intégration, quelles que soient les aides, dépendent aussi finalement de la personne, de son investissement, de ses efforts. Je suis consciente qu’il y des départs mais il y a aussi l’effort personnel. Pour son intégration, un ole hadach doit aussi produire des efforts. Il y a des choses qu’on peut faire à la place de quelqu’un, celles pour lesquelles on peut aider mais d’autres que lui seul peut faire. Je peux concevoir la responsabilité de ce que nous n’avons pas fait mais pas celle de ce que nous avons fait et que l’olé n’a pas su prendre, recevoir ou faire avec.
 
A.J.: Y a-t-il des mesures spécifiques aux olim français ?
S.L :
Nous essayons constamment d’analyser ce qui se passe : ainsi, lorsque nous avons pris conscience que les diplômes étaient un frein à l’alyah, nous avons travaillé là-dessus. Nous essayons d’identifier les projets susceptibles d’être renouvelés ou créés. Dans cette volonté de mieux accompagner, j’ai demandé à Olivier Rafowicz, ancien porte – parole et officier militaire de nous aider à être l’intermédiaire entre ce que l’Etat d’Israël peut faire et les Juifs de France : mieux comprendre pour mieux accompagner.

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