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11 Décembre 2017 | 23, Kislev 5778 | Mise à jour le 10/12/2017 à 13h04

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique Sport

Frédéric Bourdillon : « Mon objectif ? Disputer l’Euroligue »

(DR)

Après trois saisons passées à Antibes, le meneur français de 26 ans, formé à l’Insep, a quitté cet été la Pro A pour s’installer au Maccabi Haïfa. Une expérience qu’il raconte en exclusivité pour Actualité Juive.

Actualité Juive: Comment vous sentez-vous au Maccabi Haïfa (actuel 11ème de l’élite après 7 journées, ndlr) ?
Frédéric Bourdillon:
J’ai eu au départ un très bon feeling avec le coach lors d’une première rencontre cet été alors que je disputais les Maccabiades en Israël avec l’équipe de France.  Dans le même temps, j’avais reçu une proposition de l’Hapoël Galil Gilboa. Mais le bon contact avec l’entraîneur a fait la différence. J’ai débarqué dans un Championnat que je connaissais via les performances du Maccabi Tel-Aviv et de l’Hapoël Jérusalem. Ces deux écuries très compétitives haussent incontestablement le niveau de la Ligat Winner. Les joueurs locaux sont moins athlétiques qu’en France. En termes de fréquence des entraînements, il y a aussi une différence.  A Antibes, j’avais toujours l’habitude de m’entraîner deux fois par jour. Ici, la méthode est différente. La plupart du temps, on s’entraîne une fois par jour de façon intensive pendant une heure et demie.

A.J.: Comment se passe votre intégration en Israël ?
F. B.:
Dès que j’en ai la possibilité, j’en profite pour découvrir le pays. Récemment, je suis allé pour la première fois à la mer morte. C’était magnifique. Nous sommes en plein mois de novembre et le temps est incroyable. Il fait beau et la température avoisine les 25 degrés ! Le seul petit bémol, c’est que le soleil se couche très tôt.

A.J.: Qu’en est-il de la ferveur des supporters dans les salles de basket en Israël ?
F. B.: I
ci, le public est très chaud.  J’ai été agréablement surpris par l’incroyable atmosphère qui  règne dans certaines salles, notamment à l’Hapoël Tel-Aviv et à l’Hapoël Holon.   On y voit une ambiance de dingue qu’on ne trouve pas en France. En Israël, le basket reste le sport dominant avec le foot tandis qu’en France, le ballon rond écrase toutes les autres disciplines.

A.J.: Vous êtes le premier joueur français à évoluer dans le Championnat israélien. Comment expliquez-vous cette réalité ?
F. B. :
C’est une vraie interrogation. J’ai du mal à répondre. La ligue israélienne est de qualité. Le pays est merveilleux en termes de culture et de qualité de vie. Je sais que chaque saison, des noms français circulent du côté du Maccabi Tel-Aviv. Actuellement, il y a un joueur franco-israélien Afik Nissim, passé par Strasbourg, qui évolue à l’Hapoël Eilat. 

« En Israël, le basket reste le sport dominant. Ce qui n’est pas le cas en France »

A.J.: Que pouvez-vous nous dire sur la ville de Haïfa ?
F. B. :
C’est une ville calme et très plaisante à habiter avec comme paysage la montagne et la mer. Le coucher de soleil est splendide. On  trouve par ailleurs de bons restaurants et quelques bars sympas. Haïfa reste quand même différent de Tel-Aviv, une ville que j’adore. Dès que je peux, je m’y rends. Et j’essaie d’assister aux rencontres d’Euroligue du Maccabi Tel-Aviv. 

A.J.: Un mot sur votre participation aux Maccabiades de juillet dernier. L’équipe de France y a décroché la médaille d’argent, battue de peu en finale par les Etats-Unis.
F. B. :
C’était une expérience incroyable.
Je conseille vraiment à tous ceux qui le peuvent d’y prendre part. Je remercie encore Pierre Haddad (coach de la sélection tricolore de basket et président de la Fédération française Maccabi, ndlr). Cette compétition fantastique où l’on croise toutes les nationalités m’a permis de garder le rythme en jouant tous les deux jours.

A.J.: Vous avez signé un contrat d’une saison au Maccabi Haïfa.Comment voyez-vous la suite de votre carrière ?
F. B. :
La saison est encore longue.On verra… Mon objectif est de disputer l’Euroligue.

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