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17 Décembre 2017 | 29, Kislev 5778 | Mise à jour le 14/12/2017 à 14h19

Rubrique Israël

"Thank you, Mr. President" ! La presse israélienne commente la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem, capitale d'Israël

"Il est temps de le reconnaitre : Jérusalem est la capitale d'Israël", Une du Yediot Aharonot, 7 décembre 2017

Comme à chaque étape historique, les analyses se partagent entre euphorie et inquiétude.

Yediot Aharonot et Israel Hayom saluent en anglais sur leur Une le président américain, le premier avec une pleine page sur fond de muraille de la vieille ville pavoisée aux couleurs américaines et israéliennes, le second sur une vue panoramique de la capitale israélienne.  Maariv souligne le caractère historique de l'événement en évoquant la "Déclaration Trump", référence directe à la Déclaration Balfour de 1917.

"La déclaration du Président Trump est un acte historique qu'aucune manifestation arabe ne pourra inverser", estime Ron Ben Yshaï dans Yediot Aharonot, qui constate que "le président Trump n'a pas parlé de Jérusalem indivisible, mais d'une Jérusalem abstraite". L'analyste y voit un signal que "le président américain n'a pas renoncé à réaliser l'accord du siècle pour la fin du conflit israélo-palestinien".

Le flou des propos du président américain préoccupe le commentateur militaire du Haaretz, qui évoque une "crise sans objectif ni ligne d'arrivée". Pour Amos Harel, si "le monde arabe s'intéresse moins aux Palestiniens,  Jérusalem peut encore susciter des sentiments religieux forts".

"Inscrit en lettres d'éternité" se félicite Boaz Bismuth. Le rédacteur-en-chef du Israel Hayom salue un "président américain qui n'a pas peur de nager à contre-courant, ni de tenir sa parole" et se dit convaincu que "Jérusalem ne sera jamais négociable". "Ceux qui s'y sont essayés n'ont pas survécu politiquement. Les Arabes le savent et s'en servent pour empêcher la paix" analyse Bismuth qui félicite le président américain de l'avoir compris.

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