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20 Mai 2018 | 6, Sivan 5778 | Mise à jour le 17/05/2018 à 12h39

Rubrique Israël

Festival du film juif à Jérusalem

Plusieurs productions françaises parmi les 50 films présentés pour la 22ème édition du festival qui explore la culture juive, la mémoire de la Shoah et l'identité d'Israël.

La mémoire qu'on cache, la mémoire qui hante, la mémoire qui disparaît. La sélection française du festival, catégorie fiction et documentaire, est clairement marquée par le spectre de la Shoah. Dans « La guerre du No 5 », Stéphane Benhamou déroule dans un docu-thriller les tentatives de Gabrielle Chanel pour s'emparer de la marque de parfums qui porte son nom et dont elle cherche à dépouiller la famille Wertheimer. 

Ruth Zylberman elle, part à la recherche des anonymes. Avec « Les enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris Xe », la réalisatrice a reconstitué la vie des habitants juifs de cet immeuble modeste sous l'Occupation. « Vienne avant la nuit » est un pèlerinage entrepris par Robert Bober sur les pas de son grand-père, juif viennois qui fréquentait avant la guerre les intellectuels juifs d'Autriche. 

Jonathan Hayoun nous ramène dans le présent. Dans « Sauver Auschwitz ? », le réalisateur s'interroge sur le rôle du lieu le plus identifié avec l'entreprise d'anéantissement du peuple juif par les nazis. Auschwitz, 70 ans après la Shoah et la disparition des derniers survivants peut-il encore remplir sa fonction de mémorial, de symbole et de vigie, dans un monde où la mémoire se dilue dans l'éphémère et le révisionnisme ? Seul film de fiction, « La douleur » d'Emmanuel Finkiel suit l'errance de Marguerite, la jeune résistante incarnée par Mélanie Thierry,  dans le Paris de la fin de l'Occupation. 


Festival du film juif – Cinémathèque de Jérusalem, du 16 au 21 décembre

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