Default profile photo

16 Janvier 2019 | 10, Shevat 5779 | Mise à jour le 15/01/2019 à 12h30

19 janvier - Chabbat Béchala'h (chabbat Chira) : 17h07 - 18h20

Rubrique Judaïsme

Rabbin David Botschko: Jérusalem, une étape dans la délivrance

(Flash90.)

Il y a soixante-dix ans, l’État d’Israël renaissait de ses cendres après deux mille ans d’exil.

Cette renaissance fut rendue possible grâce à deux facteurs. D’une part, les sacrifices consentis par tous les partisans du retour à Sion, qui, alors que le pays était entre des mains étrangères, vinrent s’y installer, faisant tout pour transformer les déserts et les marécages en une terre de délice, et s’organisant pour défendre l’État en devenir. D’autre part, l’action politique, menée pour la reconnaissance internationale du droit du peuple juif au retour sur sa terre.

Certaines autorités rabbiniques, et non des moindres, s’étaient opposées au sionisme, arguant entre autres d’un texte du Talmud (Ketoubot 111a), qui adjure les enfants d’Israël de ne point se révolter contre les nations. Aujourd’hui encore, certains représentants des partis orthodoxes voient d’un mauvais œil l’installation de Juifs en Judée-Samarie, ou les visites sur le mont du Temple, prétendant qu’il s’agit là d’une révolte contre les nations.

D’autres autorités estiment cependant – et c’est ce qui me semble être la vérité du judaïsme – que le devoir de l’homme est d’agir, et que ce texte talmudique a été mal interprété. Surtout, l’argument qui voudrait que le peuple juif s’abstînt de prendre en main son destin national tombe, dès lors que les nations reconnaissent elles-mêmes le droit du peuple juif à jouir d’un État. Aussi, dès la déclaration Balfour, nos plus grand maîtres enseignèrent-ils que ces adjurations étaient désormais caduques, notre droit sur la terre d’Israël ayant été reconnu par les nations. Si donc la  reconnaissance de ce droit par les nations est spirituellement si importante, le vote de l’ONU pour la création de l’État d’Israël est une étape majeure dans cette reconnaissance.


Une étape essentielle pour la rédemption du monde dans son ensemble

Jérusalem est l’âme même d’Israël. Cela, les nations refusent de le reconnaître, bien que soixante-dix années soient déjà passées depuis que le peuple juif a refait de Jérusalem sa capitale. Aussi la reconnaissance des Etats-Unis, pays le plus puissant au monde, est-elle d’une importance spirituelle capitale. Certes, beaucoup de chemin reste à parcourir ; il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une nouvelle étape sur la voie de la délivrance du peuple juif, et que celle-ci est considérable.

En effet, le refus de reconnaître Jérusalem comme capitale signifie, en somme, que l’État d’Israël ne serait qu’un État-refuge, pour les Juifs qui étaient persécutés. Reconnaître Jérusalem comme capitale, c’est reconnaître qu’en 1948 l’État d'Israël, fut non point créé, mais restauré, et qu’il constitue la suite historique du royaume de David en ce pays. C’est reconnaître la dimension spirituelle de l’Etat d’Israël, considéré comme État du peuple juif revenu sur sa terre, pour y enseigner au monde les valeurs de vérité et de morale.

   C’est important pour le monde lui-même, car le message d’Israël vise le bien de l’univers entier. Reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël est donc une étape essentielle pour la rédemption du monde dans son ensemble.

« Car c’est de Sion que sortira la Torah, et la parole de Dieu de Jérusalem » (Is 2, 3)

Powered by Edreams Factory