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22 Octobre 2018 | 13, Heshvan 5779 | Mise à jour le 17/10/2018 à 18h03

Rubrique Sport

Gaëtan Varenne : « Yossi Benayoun ? Un mec super »

(DR)

Auteur de trois buts cette saison sous le maillot du Bétar Jérusalem, l’avant-centre franco-israélien de 27 ans, passé auparavant par Clermont et Bastia, semble épanoui dans le club de la capitale, troisième du Championnat après 15 journées.

Actualité Juive : Vous avez disputé l’intégralité du match dimanche dernier lors de la victoire du Bétar sur le terrain d’Ashdod, votre ancienne équipe. Un beau clin d’œil, non ?

Gaëtan Varenne : C’était un bon moment pour moi de jouer contre mon ancien club et retrouver mes anciens coéquipiers. Je garde de très bons souvenirs de mon passage à Ashdod. Maintenant, je suis au Bétar et j’en suis très fier. C’est l’un des plus grands clubs du pays. 


A.J.: Avant de signer au Bétar en juin dernier, vous aviez évolué la saison passée en D2 à l’Hapoël Jérusalem…

G. V. : A l’Hapoël, j’ai marqué pas mal de buts. C’est la raison pour laquelle j’ai été repéré par le coach du Bétar. Tout s’est fait ensuite très vite avec la signature d’un contrat de deux ans. Je jouais déjà au Stade Teddy mais devant des tribunes presque vides, garnies d’à peine 200-300 spectateurs. Aujourd’hui, c’est totalement différent !  Le stade est souvent bien rempli et l’atmosphère y est dingue. Ça change tout. Ça donne des frissons.


A.J.: Il y a du beau monde cette saison dans le vestiaire du Bétar, notamment l’ex-attaquant du FC Nantes, Itaï Shechter, mais surtout la star du pays, Yossi Benayoun…

G. V. : J’apprends beaucoup de Yossi. Sa carrière est fantastique (Liverpool, Chelsea…) C’est un mec en or, toujours très disponible et simple. Il me donne beaucoup de conseils.  On a d’autres joueurs d’expérience comme Shechter ou encore Vered. L’ambiance est très agréable au sein de l’équipe.


A.J.: Il y a également le défenseur français Antoine Conte (ex-PSG et Reims).

G. V. : Tout à fait. On s’entend très bien et cela me permet de pratiquer le français. C’est appréciable. 


A.J.: Actuellement rangé en troisième position du classement, le Bétar  a réalisé une bonne première partie de saison. Pensez-vous au titre ?

G. V. : On verra… L’important aujourd’hui est de rester au contact avec les premières places. On n’est qu’à trois points du leader. On se battra jusqu’à la dernière journée. On ne préfère pas trop se projeter. On se donne juste à fond à chaque match. 


A.J.: Racontez-nous l’ambiance avec les supporters du Bétar.

G. V. : C’est comme un douzième homme, une force supplémentaire. On se sent soutenus à chacune de nos rencontres, à domicile comme à l’extérieur, sur le terrain comme en dehors. Dans la rue, à l’entraînement, on a cette chance d’être galvanisés  en permanence. 


A.J.: Sur le plan personnel, quels sont vos objectifs ?

G. V. : Continuer à enchaîner les matchs et à marquer un maximum. Sur cette saison, toutes compétitions confondues, j’ai inscrit six buts. J’espère évidemment faire progresser mes statistiques d’ici le mois de mai.


A.J.: Quelle est votre analyse sur les mauvais résultats de la sélection israélienne et des clubs sur la scène continentale ?

G. V. : En Israël, on dispose de très bons joueurs. Il y a d’excellentes bases, notamment du point de vue de la technicité. Après, il manque surtout des centres de formation comme il en existe en France. C’est un peu le talon d’Achille du football israélien. 

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