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19 Juillet 2018 | 7, Av 5778 | Mise à jour le 19/07/2018 à 12h42

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Rubrique Culture/Télé

Le triomphe des séries israéliennes

L’État d’Israël devenu pôle majeur de créativité de la high tech à la culture rencontre le même engouement planétaire pour ses séries (DR).

Depuis plus d'une douzaine d’années la qualité des séries israéliennes ne démérite pas. Et leur vaut souvent une carrière à l’international. « Fauda » en est le dernier exemple.

En 2005, le scénariste Hagai Lévi crée « Be Tipoul (En analyse) », un psy incarné par Asi Dayan reçoit chaque semaine un patient différent. La série connaîtra un retentissement mondial avec vingt adaptations. Les réussites de l’orfèvre de la narration, ainsi le nomme-t-on, se sont poursuivies notamment avec « The affair », Golden Globe de la meilleure création dramatique, et de la meilleure actrice. L’auteur qui a grandi dans une famille très religieuse explique que sa compétence de porteur d’histoires vient de la religion juive toute entière tournée vers les mots et l’analyse des textes. Depuis, la qualité d’écriture des talents israéliens, un concept fort, de bonnes intrigues, et des personnages intéressants ont continué de conquérir les petits écrans du monde entier. On se souvient sur Canal+ des haletants « Hostages » (vendue sur le papier avant même sa diffusion originale) et « False Flag », ou sur Arte de « Hatufim ».  Au-delà de ces séries, d’autres ont aussi été acquises pour un remake international. De la comédie au drame l’achat de ces épisodes ne se limite pas à un genre, ni à un thème que ce soit l’espionnage, l’intime ou le religieux (« Srugim » et « Mekimi » sur Amazone Prime, sans oublier « The Shtisel » qui vient de sortir en coffret DVD).


Engouement planétaire

Seules leur audace et leur innovation ont permis leur arrivée sur le marché mondial. « Supersize Me! », une compétition de chants, a été adaptée dans vingt-cinq pays. Pour n’en citer que quelques-unes, « Ramzor », « Sirens », « La famille Zagoury », « Tsarfocaim » une série documentaire sur l’alyah des Français originaires du Maroc, ont rencontré un bel accueil du public israélien. Ce qui souvent annonce le chemin vers l’exportation. Au moment où en Israël commence la saison 2 de « Fauda », la traque d’un agent du Hamas par le Mossad, Netflix (pas avare de séries israéliennes, « Hostages », « Mossad 101 ») diffuse la saison1. L’équipe a d’abord été surprise de la réception en Israël puis en Amérique du Nord et du Sud, tout comme en Europe et en Afrique, et plus encore dans les pays arabes, bien sûr. L’État d’Israël devenu pôle majeur de créativité de la high tech à la culture rencontre le même engouement planétaire pour ses séries. Sans moyens financiers conséquents, une série israélienne de douze épisodes coûtant le prix d’un pilote (version de travail) américain, c’est l’inventivité des scénarios aux dialogues ciselés qui a ouvert la voie à cette industrie qui n’existait pas il y a à peine 20 ans. « On n’a pas de pétrole, mais on a des idées », en Israël est toujours d’actualité.

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