Default profile photo

16 Novembre 2018 | 8, Kislev 5779 | Mise à jour le 14/11/2018 à 18h15

17 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h51 - 18h00

Rubrique Culture/Télé

Michaël Azoulay, un nouveau rabbin pour présenter « Judaïca »

Le rabbin Azoulay, qui assure l'animation de l'émission en février en attendant qu'une décision définitive soit prise, voit le programme comme une « formidable fenêtre sur le judaïsme (DR)

Il présentera l’émission sur France 2 dès le 11 février, deux mois après la disparition de Josy Eisenberg (zal).

C’était l’une des inconnues de cette rentrée de janvier à la télévision : qui allait succéder à Josy Eisenberg (zal), incarnation du judaïsme sur le service public pendant un demi-siècle et décédé le 8 décembre dernier ? Si France 2 dispose en stock d’une série de « La Source de vie » enregistrées avant sa disparition, l’avenir de « Judaïca », diffusée dans la foulée, se posait avec une autre urgence. C’est finalement le rabbin de la communauté de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Michaël Azoulay, qui reprendra le flambeau dès le 11 février, exceptionnellement à partir de 8h50 pour cause de Jeux olympiques. Une nomination pas vraiment surprenante au regard du profil du rabbin, ancien membre du Comité consultatif national d’éthique. L’intéressé voit le programme comme une « formidable fenêtre sur le judaïsme », l’occasion « de faire connaître nos traditions en France » en particulier au public non-juif fidèle de cette tranche dominicale.

Le moyen aussi de bousculer les représentations. « Il me semble que les Juifs sont de moins en moins visibles en France, de moins en moins considérés aussi. L’intérêt de l’émission est de présenter les Juifs autrement que comme des victimes de l’antisémitisme », explique-t-il à Actualité juive. « L’enjeu est de montrer quelle peut être notre contribution à la société. Etre des créateurs en somme plutôt que des personnes subissant une situation.

Trois émissions sur le thème des femmes sont programmées le mois prochain : le 11 février, avec le philosophe Armand Abecassis (« la création de la première femme, Eve »), le 18 avec la chercheuse au CNRS Sonia Fellous (« les femmes et leur empreinte dans l’histoire biblique ») et le 25 avec le rabbin de Boulogne-Billancourt, Didier Kassabi (« La femme juive aujourd’hui, entre modernité et tradition »). Et après ? Dans les coulisses, des discussions sont en cours. Le nom du journaliste Olivier Lerner (ex I24) a été avancé, peut-être en collaboration avec une consœur. « C’est une émission religieuse et pas culturelle », tranche le rabbin Azoulay, en charge des affaires sociétales auprès du grand rabbin de France. « Tout l’intérêt est de montrer comment les religions anciennes peuvent donner à penser les problèmes contemporains. Et Josy Eisenberg était lui-même rabbin ».

Signe d’une nouvelle page en train de s’écrire « dans la continuité », ce n’est plus au domicile de ce dernier que les tournages auront désormais lieu (« Josy avait transformé son séjour en studio ») mais dans des lieux symboles de la judaïcité française, à l’instar du Musée d’art et d’histoire du judaïsme en février.

Powered by Edreams Factory