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23 Février 2018 | 8, Adar 5778 | Mise à jour le 21/02/2018 à 18h26

Rubrique Judaïsme

Tou Bichvat 5778 - Ecologie et judaïsme : Les liens de l’homme et de la nature

Tou Bichvat, nouvel an des arbres, premier jour de l’année fiscale concernant les prélèvements à effectuer sur les récoltes des arbres, nous offre l’occasion de se pencher sur le lien que la Torah entend instaurer entre l’homme et la nature, l’homme et la terre…

Dans les premiers versets du texte biblique, il est relaté que D.ieu a créé le monde, le ciel et la terre, la mer et les forêts, les fleurs et les oiseaux, les rivières et les animaux. Apparaît ensuite Adam, l’homme doté d’une conscience morale à qui échoit la mission de préserver cette création. 

« Quand D.ieu créa Adam, Il le prit, lui montra tous les arbres du jardin d’Eden. Il lui déclara : « Vois combien Mes œuvres sont belles et dignes de louanges. Tout ce que Je crée, Je ne l’ai créé que pour toi. Veille donc à ne pas abîmer, à détruire mon univers car si tu l’abîmes, personne ne pourra le reconstruire » (Kohelet Rabba 7, 13). 

L’idée de responsabilité surgit ici avec beaucoup de vigueur. La marge de manœuvre dont l’homme dispose est si considérable qu’il est libre de faire des choix déterminants pour la planète. Cette responsabilité à l’égard de la nature s’entend aussi en termes intergénérationnels. Le peuple juif a toujours cultivé le souci de ce qui adviendra pour ses descendants. C’est dans ce sens que l’on comprend la parole du sage du Talmud : « Quand je suis arrivé sur terre, j’ai trouvé les caroubiers que mes pères avaient plantés ; j’en plante aussi pour mes enfants » (Taanit 23a).


Des choix pour la planète

La nature est aussi présente dans la Bible, notamment dans les Psaumes : « Que les cieux se réjouissent, que la terre soit dans l’allégresse, que la mer gronde ainsi que tout ce qu’elle contient, que les champs éclatent de joie ainsi que tout ce qui les recouvre ! Alors, tous les arbres de la forêt chanteront joyeusement à l’approche de L’Eternel car Il vient, Il vient pour juger la terre ». C’est que la contemplation des phénomènes naturels, l’analyse et l’étude de l’environnement dessiné avec tant de majesté et de beauté, tant de diversité et en même temps d’harmonie, sont censés se métamorphoser en expérience spirituelle. L’émerveillement ne peut se limiter à lui-même. Il est appelé à se déployer à d’autres sphères. Comme le dit le prophète : « Levez les yeux vers les cieux et voyez Qui a créé cela ! ». 

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