Default profile photo

19 Août 2018 | 8, Elul 5778 | Mise à jour le 27/07/2018 à 12h36

25 août - Chabbat Ki Tétsé : 20h31 - 21h38

Rubrique Régions

A Nice, une application de sécurité israélienne fait débat

Le maire de Nice, Christian Estrosi, assiste à une démonstration de l’application israélienne « Reporty » (DR)

«Reporty», une application de sécurité révolutionnaire mise au point en Israël est en phase de test.

Ehud Barak est le patron de la start-up qui a développé cette technologie. Au cours d’un récent voyage en Israël, Christian Estrosi, maire de Nice, s’est vu proposer, par cette société de Tel-Aviv, de tester l’application pendant deux mois.

Comment ça marche ? Véronique Borré, conseillère du maire, chargée de la sécurité, résume : « C’est un Facetime avec la police municipale ». Autrement dit, on peut passer un appel audio et vidéo retransmis en direct au centre de supervision urbain. Il est traité par un agent de surveillance de la voie publique sous les ordres d’un policier municipal. La vidéo s’affiche avant même que l’interlocuteur ne décroche. L’appli donne une géolocalisation précise. L’appelant ne garde aucune trace de cette vidéo non enregistrée sur son smartphone, de sorte que les images ne puissent être manipulées ni postées sur les réseaux sociaux. On peut aussi tchater avec une traduction en temps réel. Comme toutes les images captées par les caméras de la cité, les informations sont enregistrées, conservées pendant dix jours puis effacées. La justice peut les réquisitionner.


Les citoyens intéressés devront décliner leur identité

Le test concerne des agents municipaux volontaires, des Voisins Vigilants, des membres de la réserve citoyenne, de comités de quartier et des référents sécurité, qui seront formés. Véronique Borré assure que la vie privée sera protégée. Si ce test est concluant et l’application ouverte au téléchargement, les citoyens intéressés devront décliner leur identité. Des précautions seront prises. Ceux qui abusent figureront sur une liste noire.   

Cette démarche ne fait pas l’unanimité. Patrick Allemand, conseiller municipal et métropolitain socialiste, s’insurge sur les réseaux sociaux : « Cette initiative ressemble à l’organisation d’un processus de délation généralisé dont on ne sait où il s’arrêtera ».  

Thierry Aubel, directeur général adjoint des services en charge de la sécurité, affirme que les informations transmises à la police municipale seront « plus précises et moins fragmentaires » grâce à ce système qui complétera le renforcement du « maillage caméras » de la Ville.

Powered by Edreams Factory