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18 Juin 2018 | 5, Tammuz 5778 | Mise à jour le 14/06/2018 à 18h22

Rubrique Israël

Inculpation demandée contre Netanyahou

(Flash90)

La police a remis ses conclusions dans deux enquêtes menées contre le Premier ministre, et a recommandé à la justice d’inculper M. Netanyahou.

La police israélienne a recommandé ce mardi à la justice d’inculper pour corruption, fraude et abus de confiance le Premier ministre Binyamin Netanyahou, qui refuse de démissionner, et qui clame haut et fort son innocence. L’officialisation de la mise en examen est maintenant entre les mains du procureur général Avishaï Mandelblit. 

Les derniers jours de l’enquête avaient été marqués par des tensions entre le Premier ministre et le commandant en chef de la police Roni Alshiekh.

Le 7 février, ce dernier a réuni les responsables des investigations contre le Premier ministre pour débattre des conclusions de leur enquête. Comme d'habitude en Israël, les fuites ne se sont pas fait attendre et les médias ont aussitôt publié des informations sur le contenu des débats tenus par l'aréopage de policiers réuni sous la houlette de M. Alshiekh. 

Dans la première affaire, celle des cadeaux, appelée Dossier 1000, les responsables de l'enquête recommandaient d'engager des poursuites contre M. Netanyahou. En revanche, les avis étaient partagés sur les suites à donner au Dossier 2000, celui des conversations de  M. Netanyahou et Arnon Moses, patron du groupe de presse Yediot Aharonot. 


Entre les mains du procureur

La situation s'est dégradée. Au cours d'une interview à l'émission Ouvda, M. Alshiekh a accusé le Premier ministre et son entourage de tenter d'intimider les enquêteurs. Il a affirmé que « des forces très puissantes » se seraient mobilisées pour « recueillir des informations sur les enquêteurs ». Il semblerait que M. Alshiekh ait informé, voilà quelques mois, le procureur général Avishaï Mandelblit de ses soupçons, mais qu'il ne lui a jamais transmis les éléments nécessaires pour ouvrir une enquête. 

M. Netanyahou a répliqué quelques heures plus tard sur son compte Facebook réaffirmant : « Il n'y aura rien car il n'y a rien.  Toute personne équilibrée, a-t-il déclaré, peut se  demander comment des gens qui profèrent de tels mensonges peuvent enquêter sur le Premier ministre avec objectivité et formuler des recommandations qui ne soient pas biaisées… ». On sait maintenant que M. Netanyahou s’est trompé. 

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