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11 Décembre 2018 | 3, Tevet 5779 | Mise à jour le 10/12/2018 à 16h05

Rubrique Régions

Un nouveau rabbin à Toulouse

De gauche à droite Marcel Marin, Yves Bounan, Joël Mergui, Doron Naïm Yossef Matusof, Sandrine Mörch, Haim Korsia

L’intronisation du nouveau rabbin de Toulouse s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités.

C’est une synagogue pleine de plus de 700 personnes qui a accueilli Joel Mergui, président du Consistoire central ainsi que le grand rabbin de France, Haim Korsia. Tous deux sont venus à Toulouse pour l’intronisation du jeune rabbin de Toulouse, Doron Naïm. Mais l’assistance eut aussi l’honneur de recevoir le maire de Toulouse, M. Moudenc, le préfet, M. Mailhos ainsi que les personnalités religieuses, dont l’archevêque, M. Le Gall. Tous purent ainsi bénéficier d’une cérémonie de belle tenue. 

M. Bounan, président la communauté juive de Toulouse, a d’abord rappelé le parcours de Doron Naïm. Ce jeune homme de 34 ans, originaire de la région parisienne, avait déjà fait un séjour à Toulouse, où il s’était formé auprès de Yaacov Monsonego. Il enseignait alors à Ozar Hathorah  de 2008 à 2012, puis il occupa son premier poste en Guadeloupe. C’est depuis cette île qu’il vécut les jours atroces subis par ses anciens collègues et élèves. Le discours de Joel Mergui rendit d’ailleurs un hommage appuyé à M. Monsonego et à son épouse, lesquels montrèrent une grandeur admirable dans la tragédie. 

Quant au grand rabbin de France, il a rendu hommage à la sacralité de la République, à l’amitié entre les religions, et de rappeler la personnalité de l’archevêque de Toulouse, Mgr Salièges, lequel en 1942, fut le premier en France, voire en Europe, à prendre la défense des Juifs en tant que catholique. Enfin, en s’appuyant sur des références bibliques, il dressa le portrait du rabbin idéal, mu par ce qu’il a nommé « l’impératif d’amour », attentif à sa communauté, en osmose avec ses coreligionnaires. 

Enfin, après sa nomination effective, arborant son nouveau talith de nouveau rabbin, Doron Naïm prononça un discours avec beaucoup d’émotion. Il reconnut la tâche immense qui lui incombait, en particulier en direction des jeunes.

Evidemment, la cérémonie s’acheva avec un buffet, à la fois oecuménique et républicain, de quoi réchauffer les corps et les cœurs de la communauté meurtrie de Toulouse.

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