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18 Juin 2018 | 5, Tammuz 5778 | Mise à jour le 14/06/2018 à 18h22

Rubrique Culture/Télé

Le cinéma israélien à l’affiche

La programmation du 18e Festival du cinéma israélien (13-20 mars) confirme l’élan pris depuis l’an passé.

De nouveau, le festival accueille le public au magnifique Majestic Passy. La distributrice, productrice, et exploitante, Sophie Dulac très investie dans la manifestation, met de nouveau à disposition sa salle. Une programmation de longs-métrages de qualité riche en avant-premières et inédits reste la colonne vertébrale avec aussi un choix de documentaires et d’hommages également passionnants.  Pour autant, le festival offre des nouveautés. En 2017, après la création d’un prix du public, renouvelée cette année, cette édition inaugure le Prix du documentaire décerné par un jury constitué de professionnels. Si le documentaire israélien demeure une plateforme montrant la société israélienne à travers ses conflits ou la religion, il devient plus artistique. On pourra voir notamment, réalisés par les célèbres et remarquables documentaristes William Karel et Blanche Finger, en leur présence, « Israël 1945-67, une terre deux fois promises » et « Des mots pour le dire - Israël vu par ses écrivains » où l’on entendra Amos Oz, David Grossman et d’autres, parler de leur pays. Avant leur diffusion en France, on découvrira les deux premiers épisodes de la saison 2 de la série « Fauda ». Pour la compétition des longs-métrages, le festival ouvre avec « Foxtrot » de Samuel Maoz qui a suscité une demande de Miri Reguev ministre israélienne de la Culture, dénonçant l’image de l’armée, à Aliza Ben-Nun ambassadrice d’Israël en France de ne pas s’y rendre. Suite à quoi la diplomate devra s’expliquer devant un juge israélien car elle dépend du ministère des Affaires étrangères qui participe au financement de la manifestation. « Tout semble rentrer dans l’ordre, puisque Elinore Hagam attachée culturelle de l’ambassade sera présente », précise Hélène Shoumann, la directrice du festival.


Films jamais vus en France

Au programme : trois avant-premières « Les destinées d’Acher » de Matan Yair (sortie le 28 mars), « Foxtrot » de Samuel Maoz (sortie le 25 avril), « The cakemaker » de Ofir Raul Graizer (sortie le 6 juin).  Et des films jamais vus en France, telles ces œuvres vivement recommandées par Hélène Shoumann, « Norman » de Joseph Cedar (Prix du scénario pour « Foonot », Cannes 2011) avec Richard Gere, Charlotte Gainsbourg, et Lior Ashkénazi, « Le testament » d’Amichai Greenberg, Prix du meilleur film au Festival de Haïfa 2017, « Sauver Neta » de Nir Bergman qui a contribué en 2002 avec « Ailes brisées » à propulser le cinéma israélien. Un court-métrage sera placé avant chacun de ces films tant les talents de demain s’y dessinent. Trop peu de gens se déplaçaient pour les voir quand ils étaient regroupés. Afin d’enrichir les échanges et les débats avec les spectateurs, le festival accueillera cinéastes, acteurs, producteurs, plus d’invités, que lors des éditions précédentes. Dans la section « Classiques du cinéma israélien », on appréciera « État de siège » de Gilberto Tofano avec Yoram Gaon, sélectionné à Cannes l’an passé pour illustrer les grands moments des 70 ans du Festival. Et un des coups de cœur de la directrice du festival, « Rage et Gloire » d’Avi Nesher qui reviendra sur le récit des combattants du groupe « Stern » en lutte contre les Britanniques pour l’indépendance de l’État d’Israël. Les enfants n’ont pas été oubliés avec « Igor and the cranes’s journey » de Evgeny Rudman. À travers les rétrospectives de quelques-uns de leurs films, un hommage est rendu à deux figures du cinéma israélien, à David Perlov (1930-2003), au rôle majeur dans l’histoire du documentaire dans son pays. Et à Eran Riklis dont le dernier film, « Le dossier de Mona Lisa » clôturera le festival. »

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