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20 Octobre 2018 | 11, Heshvan 5779 | Mise à jour le 17/10/2018 à 18h03

Rubrique Israël

AIPAC : deux amis à Washington

Rencontre entre le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou et le président américain Donald Trump à la Maison Blanche (FLASH90.)

Le chef du gouvernement israélien et le président américain évoquent le prochain transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem et renouvellent leurs avertissements à l'égard de l'Iran.

Chaque fois qu'il rencontre Donald Trump, Binyamin Netanyahou semble se retrouver en famille. Jamais encore le Premier ministre israélien n'avait eu en face de lui un président américain aussi proche de ses positions. Cette cinquième entrevue depuis l'investiture du président Trump n'a pas démenti cette impression. Avant d'entamer leur réunion dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, les deux dirigeants, accompagnés de leurs épouses, ont échangé quelques propos devant les journalistes. « Les relations avec Israël n'ont jamais été meilleures. Le transfert de l'ambassade à Jérusalem est pour le monde entier et pas seulement pour Israël », a affirmé le président américain. « Nous n'oublierons jamais votre décision courageuse », lui a répondu sur le même ton le Premier ministre israélien, qui avait reçu la veille du président du Guatemala la même promesse de ramener son ambassade à Jérusalem pour le mois de mai.

Pour les deux leaders, cette entrevue, qualifiée de "réunion de routine" par la Maison Blanche était aussi une pause bienvenue dans leurs soucis respectifs et les gros titres des médias israéliens et américains, qui n'ont que peu à voir avec les relations bilatérales. Binyamin Netanyahou a renouvelé ses remerciements à Donald Trump pour sa décision de reconnaître Jérusalem, capitale de l'Etat d'Israël. Le chef du gouvernement israélien l'a placé au même niveau que le roi de Perse Cyrus, Lord Balfour et le président Truman qui avait été le premier chef d'Etat à reconnaître Israël. 

Le chef de la Maison Blanche, qui a reçu l'invitation du Premier ministre israélien, a indiqué qu'il pourrait venir inaugurer la représentation diplomatique en mai prochain, sans toutefois s'y engager formellement. Donald Trump a préféré souligner les implications de sa reconnaissance, comme un progrès de taille dans le processus de règlement du conflit. « Depuis 25 ans, personne n'a été capable de passer le premier obstacle : Jérusalem. Nous l'avons retiré ». Le président américain a ajouté que son administration « travaillait très dur » à faire avancer son plan de paix, mais il a aussi averti les Palestiniens que « s'ils ne reviennent pas à la table des négociations, alors il n'y aura pas de paix ».

C'est Binyamin Netanyahou qui a ensuite mis l'accent sur le dossier iranien et les menaces qu'il fait peser sur le Proche-Orient et sur le monde. « L'Iran n'a pas renoncé à ses aspirations nucléaires. Nous devons stopper l'Iran. C'est notre défi commun », a insisté le Premier ministre israélien. Jérusalem et Washington sont en phase sur la nécessité de réviser l'accord international sur le nucléaire iranien, alors que la décision finale des Etats-Unis doit intervenir au mois de mai. Les deux alliés sont en particulier préoccupés par l'absence de clause concernant le programme de missiles balistiques développé par Téhéran. 

Le Premier ministre israélien devait avoir plus de difficultés à convaincre le chef de la Maison Blanche d'accroître son implication sur le terrain, alors qu'Israël ne se sent pas assez soutenu face aux avancées de l'Iran en Syrie. Pour M. Netanyahou, il faut voir les aspirations hégémoniques iraniennes comme un tout et ne pas se limiter au seul volet nucléaire. Une vision stratégique qu'il devait développer le lendemain devant la conférence de l'AIPAC, le lobby américain pro-israélien. 

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