Default profile photo

26 Avril 2018 | 11, Iyyar 5778 | Mise à jour le 25/04/2018 à 17h58

28 avril - Chabbat A'haré-mot - Kédochim : 20h42 - 21h55

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Rencontre israélo-saoudienne en Egypte ?

Selon des médias égyptiens, des représentants saoudiens et israéliens se seraient réunis pendant la visite du prince héritier Ben Salman au Caire, pour discuter du plan de Donald Trump sur le règlement du conflit israélo-palestinien.

S'il ne fallait qu'une présomption pour confirmer la tenue de la rencontre la semaine dernière, ce serait la nervosité d'un responsable de l'Autorité Palestinienne, qui a évoqué « un développement important» dans le rapprochement entre Riyad et Jérusalem. « Les relations chaleureuses entre Israël et l'Arabie Saoudite nuisent à l'Autorité Palestinienne », a affirmé ce dirigeant palestinien, sous couvert d'anonymat, à un site d'information du Qatar, déplorant encore « qu'Israël ne soit plus considéré comme le pire ennemi de la région ».

   Ce qui est certain en tout cas, c'est que le prince héritier d'Arabie Saoudite, soucieux de consolider un front contre l'Iran, tient à ses bonnes relations avec l'administration américaine et par voie de conséquence avec son allié israélien. Il est donc possible qu'il ait profité de sa visite au Caire pour organiser avec l'aide du président égyptien des contacts informels avec une délégation israélienne, pour connaître sa position sur le plan de paix américain.

 

Un front contre l’Iran

 Selon les médias égyptiens, les Israéliens auraient exprimé leur soutien au projet américain d'un Etat palestinien sans continuité territoriale et du maintien d'une présence militaire entre les différents segments du futur Etat. D'autre part, les Saoudiens feraient pression sur le gouvernement de Ramallah pour qu'il accepte le plan américain, mettant en garde contre une alternative désastreuse pour les Palestiniens. Déjà, à l'automne dernier, Mahmoud Abbas en visite à Riyad, avait dû entendre les arguments des dirigeants saoudiens qui lui recommandaient de ne pas laisser passer l'initiative diplomatique américaine.

Indépendamment du contenu du plan de paix du président des Etats-Unis, dont on ignore toujours la teneur, c'est l'engagement diplomatique de l'Arabie Saoudite qui suscite l'intérêt. La relance d'un dialogue israélo-palestinien sur le règlement du conflit est considérée comme une fin en soi par Riyad, qui lui permettrait - comme d'ailleurs à d'autres Etats du Golfe - de normaliser des relations avec Israël, au moins dans le domaine économique.

Les Saoudiens ont déjà fait un geste symbolique en autorisant les avions d'Air India à survoler leur territoire pour rallier plus rapidement New Delhi à Tel-Aviv. Mais surtout, Riyad aimerait bien une concrétisation rapide de ses contacts économiques avec Israël pour faciliter le projet de construction de Neom, une ville nouvelle de plus de           1 000 km2 sur la côte sud du Sinaï égyptien. L'implantation d'une station balnéaire au sud de la péninsule vise à attirer les paquebots de croisière en mer Rouge et à relancer le tourisme vers les pays riverains. Israël serait partie prenante au projet et l'Arabie Saoudite voudrait pouvoir officialiser rapidement la coopération bilatérale. 

Powered by Edreams Factory