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20 Mai 2018 | 6, Sivan 5778 | Mise à jour le 17/05/2018 à 12h39

Rubrique Communauté

Florence Allouche : « Encourager les idées disruptives »

(DR)

La CEO de SparingVision, élue « Femme de l’année 2017 » par La Tribune, animera avec Jérémy Navon le 25 avril au centre Fleg une rencontre sur l’esprit entrepreneurial.

Actualité Juive: Vous avez connu les deux  aspects de l’esprit entrepreneurial, en portant vos idées dans une entreprise puis en développant la votre. Parlez-nous de votre parcours.
Florence Allouche :
Je suis Docteur en Pharmacie, titulaire d’un MBA d’HEC Paris et ancienne attachée des Hôpitaux de Paris. J’ai créé en 2000 l’Office du transfert de technologie et des partenariats industriels de l’AP-HP que j’ai dirigés et développés pendant seize ans. Plus de 70 start-up biotech/medtech/ehealth ont été créées, portées par une politique active de transfert et d’essaimage. Je suis aussi Professeur associée à la Faculté de Pharmacie, l’université Paris-Descartes où j’enseigne l’innovation pharmaceutique et l’entrepreneuriat. Il y a deux ans, j’ai créé mon entreprise SparingVision, une spin off de l’Institut de la Vision qui développe une stratégie thérapeutique disruptive pour traiter la rétinopathie pigmentaire et préserver la vue des patients.

A.J.: Qu’avez-vous observé dans la personnalité des créateurs de start-up ?
F.A. :
Beaucoup de détermination. Le créateur d’entreprise innovante en santé est une personne extrêmement motivée qui peut abattre des montagnes pour aller au bout de son idée. Sa particularité est d’entrer sur le marché avec une idée disruptive, une idée qui casse le marché. Une approche disruptive, c’est par exemple l’introduction de la tablette à l’époque du téléphone portable.

A.J.: Votre conférence du 25 avril s’intitule « Penser son identité au cœur de l’entrepreneuriat ». Comment peut-on brièvement rapprocher le judaïsme de la création d’entreprise ?
F.A. :
On peut dire que donner la Tsédaka et faire le Maasser, c’était disruptif par rapport à ce qui se faisait à l’époque, c’est l’esprit entrepreneurial ! Je pense aussi au pipoul, au débat : chaque semaine, dans les start-up, il y a des réunions post-it où on échange des idées et où on voit et on revoit le sujet sous tous les angles. Pendant le Seder de Pessah, les enfants sont à l’honneur et notamment le naïf, celui qui pose les questions. Quand on a une bonne idée, on est souvent persuadé qu’elle est très bonne et on oublie de demander à celui qui ne sait pas. Dans le CA d’une start-up, il faut s’entourer de personnes qui n’ont pas la même culture que soi pour mettre ses idées à l’épreuve. Je dirais enfin la croyance, pour oser pousser les portes. Avoir confiance en l’avenir, en quelque chose au-delà de la chance, peut aussi aider à créer des entreprises qui marchent !

(1) A 18h30 au 8 bis rue de l'Eperon - 75006 Paris. Entrée libre sur inscriptions : 06.59.30.47.23.

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