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14 Décembre 2018 | 6, Tevet 5779 | Mise à jour le 13/12/2018 à 11h38

15 décembre - Chabbat Vayigache : 16h35 - 17h49

Rubrique Culture/Télé

On a lu le dernier livre de Marceline Loridan Ivens

Dans « L’amour après », Marceline Loridan Ivens évoque un sujet tabou : comment vivre et aimer après avoir connu la Shoah ?

rès connue pour ses films « Le petite prairie au boulot » sur Auschwitz-Birkenau, ses ouvrages « Et tu n’es pas revenu » et aussi pour son intervention remarquée, véritable coup de gueule après les attentats de 2015, sur France Inter « Les Français auraient-ils manifesté si on n’avait tué que des Juifs ? », Marceline Loridan Ivens, née Rozenberg, nom qu’elle regrette d’avoir abandonné pour celui de ses maris successifs,  ne laisse pas indifférent par son parcours et son histoire. Juive d’origine polonaise, elle s’engage dans la résistance à 15 ans avant d’être déportée avec son père qui ne reviendra pas. 

L’auteur, qui n’a pas voulu avoir d’enfants à cause de la Shoah et de l’antisémitisme, évoque ici un sujet tabou dont elle a fait le centre de son œuvre. Comment vivre, aimer, après avoir connu la mort (la Shoah) ? 

Marceline Loridan Ivens a collectionné les hommes, les maris et vécu avec des hommes célèbres. Toujours libre, elle s’est obstinée à aimer sans toutefois rien ressentir  comme si les nazis, après avoir exterminé les Juifs, empêchaient les survivants de continuer à vivre. 

A peine assagie par les années, devenue aveugle à Jérusalem, elle veut laisser une trace de son  histoire et offre à des jeunes Israéliens rencontrés par hasard son numéro de déporté « 78750 ». Une trace infime d’une vie riche, célèbre, inventive et détruite par la Shoah.


Marceline Loridan Ivens, « L’amour après », Grasset, 162 p, 16 euros

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