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26 Avril 2018 | 11, Iyyar 5778 | Mise à jour le 25/04/2018 à 17h58

28 avril - Chabbat A'haré-mot - Kédochim : 20h42 - 21h55

Rubrique Monde juif

Exposition : « Ce n’était pas un jeu »

(DR)

C’est le nom de l’exposition sur le football durant la Shoah présentée au stade de River Plate à Buenos Aires.

11 étapes, comme autant de joueurs dans une équipe, pour découvrir l’histoire d’Emerico Hirschl, un entraîneur juif hongrois qui dirige le club de River Plate dans les années trente et qui, à la même époque, défie l’interdiction des autorités argentines et aide des Juifs à obtenir l’asile à Buenos Aires en usant de sa grande popularité auprès des gardes portuaires de la ville. L’une des juives sauvées deviendra son épouse. 

Celle de Julius Hirsch, le premier Juif de l’équipe nationale allemande, qui combattit pour l’Allemagne lors de la Première guerre mondiale et qui sera exterminé à Auschwitz. Antony Liko, mourra, aussi, à Auschwitz. Il jouait pour le club de Wisla Krakow et avait rejoint la résistance polonaise avant de se faire arrêter. Matthias Sindelar, un joueur non-juif de l’équipe autrichienne, lui, refuse, en 1938, de jouer pour l’Allemagne quand les nazis annexent l’Autriche. On le retrouve mort chez lui six mois plus tard.    

L’une des étapes évoque les équipes européennes éprouvées par le nazisme. Le Bayern de Munich dont le président Kurt Landauer, et l’entraîneur, Richard Kohn, ont dû démissionner car ils étaient juifs ou encore l’Ajax Amsterdam dont l’un des joueurs, Eddy Hammel, remporte plusieurs championnats avec le club avant d’être déporté à Auschwitz. Et enfin, un panneau montre comment les nazis créent une ligue de football et organisent des matchs dans le camp de concentration de Theresienstadt juste pour faire croire à la Croix-Rouge que tout est parfaitement normal.

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