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25 Septembre 2018 | 16, Tishri 5779 | Mise à jour le 21/09/2018 à 13h05

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Syrie: après son veto au Conseil de sécurité, les Etats-Unis accusent Moscou « de préférer un monstre plutôt que la vie du peuple syrien »

Un enfant victime de l'attaque chimique contre Douma, le 7 avril (Capture d'écran).

La Russie a opposé son veto, mardi 12 à un projet de résolution, présenté par les Etats-Unis,

La journée de mardi  10 avril a été le théâtre d’une nouvelle passe d’armes entre Washington et Moscou au Conseil de Sécurité de l’ONU. Dans un premier temps, visant à la création d’un nouveau « mécanisme indépendant des Nations unies » sur le recours aux armes chimiques en Syrie. Le projet russe de soutien à une enquête de l’Organisation pour l’interdiction des armes à Douma n’a pour sa part même pas obtenu de majorité.

 « L'Histoire se souviendra que ce jour, la Russie a choisi de préférer un monstre plutôt que la vie  du peuple syrien », a lancé l’ambassadrice américaine à l’adresse de son homologue russe, Vassily Nebenzia, qui lui a rendu la pareille. « Vous faites encore un pas vers la confrontation »

Les attaques chimiques menées la semaine dernière par le régime Assad contre la ville de Douma, dans la Ghouta orientale, ont entraîné une vague de condamnations internationale qui pourrait se prolonger dans les prochaines 72 heures par des frappes en Syrie, à l'initiative d'une coalition franco-américano-britannique.


Clarification française sur les objectifs

De son côté, la France a pris une certaine distance avec l’administration américaine, même si une convergence sur le fond est établie sur la nécessité de mener des représailles après l’usage renouvelé d’armes chimiques en Syrie. Recevant à l’Elysée le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, Emmanuel Macron a clarifié les objectifs que pourraient prendre pour cible les forces militaires françaises « dans les prochains jours ». « En aucun cas les décisions que nous prendrions n'auraient vocation à toucher des alliés du régime ou s'attaquer à qui que ce soit mais bien à s'attaquer aux capacités chimiques détenues par le régime », a précisé le président français, insistant sur son souci d’éviter une « escalade dans la région ». Le 8 avril, Donald Trump avait menacé l’Iran et la Russie, alliés de Damas, de « payer le prix fort » du fait de leur « responsabilité » 

L’ambassadeur français à l’ONU a pour sa part explicité les motivations françaises.

« Laisser se banaliser sans réagir l'usage des armes chimiques, c'est laisser le génie de la prolifération des armes de destructions massives, qui constituent une menace existentielle pour nous tous, sortir de sa bouteille. Les conséquences seraient terribles et nous en paierions tous le prix. C'est pourquoi nous ne pouvons pas l'accepter », a déclaré mardi François Delattre.

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