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25 Mai 2019 | 20, Iyyar 5779 | Mise à jour le 22/05/2019 à 18h15

Rubrique Communauté

Disparition de Gabriel Alliel : une figure du judaïsme algérois

Celui qui fut l’un des fondateurs de la synagogue Berith Shalom, rue Saint-Lazare à Paris, vient de nous quitter à l’âge de 94 ans.

Sam Attia, le président de la communauté Berith Shalom à Paris, parle d’une voix émue  lorsqu’il évoque pour notre journal la mémoire de Gabriel Alliel, décédé le 22 avril dernier. « Cela va peut-être faire grincer des dents mais il était le dernier détenteur de la liturgie algéroise. C’était une figure emblématique de la rue Saint-Lazare. Tout le monde connaissait cet homme extrêmement généreux et d’une incroyable gentillesse. Lui, chevalier de la Légion d’honneur, était le pilier de notre communauté. J’ai beaucoup de choses qui me viennent à l’esprit. Il venait souvent manger chez moi la veille de Kippour. J’entends dans mes oreilles les piyoutim algérois qu’il affectionnait comme un trésor, un héritage. Il en prenait bien soin, mais il aimait les partager. C’est simple, Gaby, je le considérais comme un père ».

Pour Actualité juive, Jacques Alliel rend un vibrant hommage à son père. « Sa vie a été remplie de beaucoup de choses. La guerre a fait qu’il n’a pas pu rejoindre l’Ecole rabbinique. Déjà en Algérie, il avait créé plusieurs structures dédiées aux jeunes filles nécessiteuses, au dernier devoir… Il faisait beaucoup de Hessed. C’était un homme de cœur. Son amour pour Israël était immense. J’ai toujours été impressionné par sa magnifique voix. Pour moi, il était la mémoire vivante des juifs d’Alger. Il savait se montrer discret dans les moments propices mais il avait beaucoup de charisme. C’est à Toulouse qu’il a vécu ses dernières années ». 

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