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16 Novembre 2018 | 8, Kislev 5779 | Mise à jour le 14/11/2018 à 18h15

17 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h51 - 18h00

Rubrique Israël

Pour Mahmoud Abbas, « le comportement social » des Juifs européens a conduit à la Shoah

Mahmoud Abbas, lundi 30 avril, au 23e Conseil national palestinien, à Ramallah (Flash 90)

Le chef de l'Autorité palestinienne a multiplié les sorties complotistes lundi 30 avril lors de la 23e session du Conseil national palestinien.

En 1982, Mahmoud Abbas, alors connu sous le nom d’Abou Mazen, présentait une thèse de doctorat en histoire à l’institut d’études orientales de Moscou. Son sujet : les relations secrètes entretenues par les autorités juives du Yishouv et l’Allemagne nazie. Trente-six ans plus tard, il semble que le président de l’Autorité palestinienne n’ait pas abandonné ses lubies conspirationnistes. Dans un discours prononcé lundi 30 avril, M. Abbas a multiplié les poncifs antisémites les plus éculés sur les origines de la Shoah, à l’occasion d’une session exceptionnelle du Conseil national palestinien. La cause principale de l’extermination de six millions de Juifs ? Non pas l’antisémitisme, mais « le comportement social, l’imposition d’intérêt et les affaires financières » dont auraient été responsables les Juifs européens.

Des Juifs européens, toujours selon le leader palestinien, qui n’auraient « aucun lien historique » avec la terre d’Israël. M. Abbas en veut pour preuve la fameuse théorie du romancier juif Arthur Koestler qui, dans La Treizième tribu, rattachaient les Juifs ashkénazes à un peuple caucasien, les Khazars.

D’ailleurs, « ceux qui voulaient un Etat juif n’étaient pas Juifs », assure l’octogénaire selon qui le projet sioniste était le fait de dirigeants européens inspirés par le colonialisme. Hitler lui-même aurait facilité l’établissement d’un foyer juif grâce à un accord avec la Anglo-Palestine Bank. Un curieux raccourci historique pour aborder le rapport du dictateur allemand à l’entreprise sioniste. 

Des sorties de route désormais régulières pour le chef de l'AP, âgé de 83 ans et de plus en plus fragile politiquement. Dommage que l'AFP n'en fasse pas mention dans son article sur le CNP.  

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