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22 Août 2018 | 11, Elul 5778 | Mise à jour le 27/07/2018 à 12h36

25 août - Chabbat Ki Tétsé : 20h31 - 21h38

Rubrique Culture/Télé

Michaël Bar Zvi : un Mensch

Figure importante de la pensée juive, le philosophe et auteur prolifique Michael Bar Zvi nous a quittés à l’âge de 68 ans. Souvenirs de ceux qui l’ont connu.

« Théoricien d’une révolution conservatrice juive ». C’est ainsi que Jean-Yves Camus décrivait Michaël Bar Zvi, professeur de philosophie à qui l’on doit la formule « La guerre commence après la Shoah ». A  68 ans, il a succombé à une maladie qui le rongeait depuis plusieurs mois, avant d’être enterré en intimité le 31 mai, à Tel-Aviv. Docteur en philosophie, Bar Zvi a publié plusieurs ouvrages qui font référence, dont « Pour une politique de la transmission » ou encore « Être et Exil » , philosophie de la nation juive, dans lequel il tissait la relation entre pensée juive et philosophie politique. « Pour lui l’homme avait une vocation politique, c’est un philosophe du politique », explique Olivier Véron, son éditeur et président des éditions Les Provinciales. « Il avait aussi la volonté de mettre sa connaissance et sa culture au service de son peuple : il voulait transmettre un héritage et enseigner, il l’a fait dans son métier comme dans ses livres, sa vie », ajoute-t-il. 

Outre sa qualité de professeur, ce père de trois enfants avait occupé des fonctions diverses au sein des organes communautaires. Proche de Serge Benattar et de son épouse Lydia, il avait contribué à la rédaction d’articles dans Actualité Juive, livrait aussi des chroniques à radio J et son expertise à I24news… il était écouté aussi bien du grand public que des spécialistes. « Il était devenu un vrai Mensch, alliant exigence de rigueur, de précision dans la pensée et humour autant décapant et signifiant que pudique », confie son ami, le psychanalyste Michel Gad Wolkowicz. Délégué général en Israël du KKL pendant plusieurs années, il s’était engagé dans de nombreux projets portés par l’organisation. « Il organisait des voyages pour présenter Israël aux touristes, il faisait des conférences dont récemment un événement sur Jérusalem à l’Unesco… il a mené beaucoup de projets », se souvient Adva, son amie et collègue, émue depuis la nouvelle de sa disparition. « Israël était très important pour lui » ajoute-t-elle simplement. Il avait également participé aux travaux de la commission Culture juive de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, entre 2010 à 2016. Pour faire perdurer sa pensée, Les Provinciales prévoient deux parutions posthumes et différents événements seront organisés prochainement en sa mémoire.

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