Default profile photo

26 Mai 2019 | 21, Iyyar 5779 | Mise à jour le 22/05/2019 à 18h15

Rubrique Judaïsme

Conseils pour les jeûnes

(DR)

Dimanche 1er juillet, ce sera le jeûne du 17 Tamouz, et juste à l’évocation de cette date, le visage de certains de mes collègues a changé radicalement de couleur. Alors voici quelques conseils pour les aider, et pour vous aider à passer cette étape (si importante) dans les meilleures conditions.

Qui n’a jamais ressenti une appréhension, voire une grande angoisse en jetant un œil sur le calendrier hébraïque et en voyant la date d’un jeûne approcher à grands pas ? Il faut savoir que la journée qui précéde peut s’avérer primordiale. « La veille d’un jeûne est très importante. Il est tout d’abord essentiel de réduire les doses de sel et les aliments salés (cornichons entre autres…), et de supprimer les sucres rapides, comme les sodas, les bonbons… et manger en priorité des sucres lents. Vous pourrez faire par exemple trois repas de pâtes, et surtout bien vous hydrater. Un demi-melon, de la pastèque, ou du raisin, pas trop sucrés, feront l’affaire, car ils contiennent des liquides qui sont conservés et délivrés petit à petit », conseille un médecin parisien contacté par Actualité Juive. Il ne faut pas oublier que le problème n’est pas la faim, mais la soif. « On peut rester de nombreux jours sans manger, mais sans boire c’est impossible ». Donc, en buvant suffisamment la veille, cela mettra notre corps dans les meilleures conditions. 

Certains accrocs au café pourront ressentir des maux de tête, « dus à l’arrêt de la caféine. Il faudra donc diminuer les doses les jours précédant le jeûne ».   

Mais la part psychologique est également très importante dans la gestion d’un jeûne.   « Il suffit d’interdire quelque chose à quelqu’un pour qu’il en ait envie. Pour les gens tout ce qui est interdit devient indispensable », ajoute notre docteur. Il est vrai qu’à Kippour, lorsque le son du choffar retentit, beaucoup oublient l’état second dans lequel ils étaient quelques minutes auparavant !

« Par ailleurs, lorsqu’on travaille, ou qu’on étudie sérieusement (la Torah) notre esprit est occupé et le jeûne passe à une vitesse faramineuse. Par contre si on ne fait rien, je peux vous affirmer que le jeûne est beaucoup plus difficile, car on focalise notre esprit sur la nourriture ».

   Dernière recommandation. A la fin du jeûne, même si votre estomac vous supplie à genoux de lui venir en aide, « ne mangez pas de trop grosses quantités, et surtout pas trop rapidement ». 


Jeûne du 17 Tamouz

Dimanche 1er juillet 

Début - 03h09  Fin - 22h50


Bon jeûne à tous et n’oubliez pas, dans trois semaines, c’est le jeûne du 9 Av !

Powered by Edreams Factory