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21 Août 2018 | 10, Elul 5778 | Mise à jour le 27/07/2018 à 12h36

25 août - Chabbat Ki Tétsé : 20h31 - 21h38

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Assad passe à la caisse

(Wikipedia)

Le président syrien reconnaît sa dette stratégique envers l'Iran. Mais Israël l'avertit que le prix à payer pourrait se retourner contre lui.

« Si l'Iran nous demande d'établir des bases en Syrie, nous n'hésiterons pas. L'Iran a versé son sang pour la terre syrienne », affirmait Bashar al Assad le 13 juin dans une interview à la chaîne iranienne al-Alam News. Une dérive intéressante par rapport aux propos qu'il tenait quelques jours plus tôt, où il démentait avec la même énergie toute présence militaire iranienne sur son territoire. Le dictateur syrien reconnaît ainsi sa dette au régime de Téhéran et son engagement à l'inclure dans tout arrangement futur sur le sort de son pays. 

Si les déclarations d'Assad ne sont pas vraiment une surprise, elles le ramènent aussi au centre du jeu. Binyamin Netanyahou avait déjà mis en garde le régime syrien qu'il n'était « pas à l'abri » du feu israélien. « S'il nous attaque, nous détruirons ses forces. Ce qui vaut pour l'Iran, vaut pour Assad », avait averti le chef du gouvernement israélien lors de sa récente tournée européenne. L'armée syrienne se préparait de son côté à renforcer sa défense aérienne sur sa frontière avec Israël, par le déploiement de batteries SA-22, alors que des miliciens pro-iraniens et les hommes du Hezbollah étaient de nouveau signalés au sud-ouest de la Syrie.

Parallèlement au regain de tension directe avec le régime syrien, Binyamin Netanyahou veille à maintenir le dialogue avec la Russie. Le 15 juin, il s'entretenait par téléphone avec Vladimir Poutine, pour lui rappeler les lignes rouges d'Israël. Et le Premier ministre israélien en a fait autant auprès du Secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo. « J'ai réitéré notre ligne de conduite. Primo, l'Iran doit se retirer totalement de Syrie. Secundo, nous agirons – et nous avons commencé à le faire – pour empêcher l'établissement d'une présence militaire de l'Iran et de ses milices en Syrie, que ce soit sur notre frontière ou à l'intérieur du territoire syrien ». 

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