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19 Juillet 2018 | 7, Av 5778 | Mise à jour le 18/07/2018 à 18h05

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Rubrique Sport

Mordechaï Spiegler : « J’espère une finale France-Brésil le 15 juillet »

(DR)

Absent du Mondial 2018, l’Etat hébreu n’a participé qu’une seule fois au grand rendez-vous planétaire lors de l’édition 1970 au Mexique. Quarante-huit années sont passées et l’unique buteur israélien en phase finale se confie en exclusivité pour Actualité Juive. De son but historique contre la Suède jusqu’à ses favoris pour le tournoi en Russie qui a démarré le 14 juin, l’ancien du PSG, aujourd’hui âgé de 73 ans, se livre dans un français impeccable.

Actualité Juive : Après avoir perdu contre l’Uruguay (2-0) lors de votre premier match au Mexique, Israël affrontait la Suède, ce 7 juin 1970, à l’Estadio Luis Dosal de Toluca. Quels souvenirs gardez-vous de cette rencontre au parfum forcément particulier? 

Mordechaï Spiegler (il coupe court) : Tout le monde m’en parle encore. Evidemment que je m’en rappelle. Mais vous savez, je préfère vivre au présent et non pas au passé. Je ne suis pas de nature nostalgique. A la rigueur, je suis plus à l’aise lorsque les autres parlent de ça.  Cela arrive souvent qu’on m’arrête dans la rue pour parler de ce fameux but égalisateur contre la Suède inscrit au cours d’un « windy day ». Ma longue frappe, bien aidée par le vent, finissait par se loger au fond des filets. Je n’ai d’ailleurs jamais récupéré le ballon 

(rires).  


A.J.: Au final, vous êtes toujours, à l’heure actuelle, l’unique buteur d’Israël dans une phase finale de Coupe du monde…

M. S.: Au Mexique, nous avions une équipe talentueuse. Notre bilan (une défaite et deux nuls) fut honorable. Nous avions accroché l’Italie (0-0), future finaliste de l’épreuve. C’est pas mal quand même pour un pays qui n’avait que 22 ans d’existence. En football, ce qui compte, c’est le résultat final. On peut être bons et perdre le match. Mais l’important, c’est le score du tableau d’affichage, au bout de 90 minutes.


A.J.: A votre retour en Israël après l’élimination au premier tour du Mondial, quelle était l’atmosphère dans le pays ? Avez-vous été accueillis comme des héros ?

M. S. : Des héros ? Je ne pense pas. Mais nous sommes devenus populaires. Tout le monde était content et fier de notre parcours. C’était la première grande réussite de l’équipe nationale. Aujourd’hui, Israël vient de souffler ses 70 bougies et on continue toujours à parler du Mondial 70…


A.J.: Parlons un peu de cette coupe du monde 2018 en Russie. Quelles sont les équipes que vous portez dans votre cœur ?

M.S. : J’aime par-dessus tout deux pays : le Brésil et la France. Le Brésil, parce que j’ai joué durant ma carrière dans la même équipe que mon ami Pelé (New York Cosmos). La France, parce que j’ai évolué au Paris FC (1972-1973) et au PSG (1973-1974). J’espère qu’il y aura une finale entre les deux pays. Sinon, j’espère que l’un ou l’autre soulèvera le trophée. 


A.J.: A vos yeux, que manque-t-il à Israël pour se qualifier de nouveau pour un tournoi majeur ?

M. S. : Je le répète. Seuls comptent les résultats. Depuis 1970, le pays n’y arrive pas. C’est dommage. La sélection israélienne est toujours promise à un bel avenir. Mais après 48 ans de disette, il est difficile aujourd’hui de se projeter.  Une participation de la Nivrehet pour le Mondial 2022 au Qatar serait historique à plus d’un titre. 

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