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21 Août 2018 | 10, Elul 5778 | Mise à jour le 27/07/2018 à 12h36

25 août - Chabbat Ki Tétsé : 20h31 - 21h38

Rubrique Judaïsme

Yona Ghertman : Contempler les merveilles d’Hachem… à Cagnes-sur-Mer !

Les perspectives de la semaine par le rabbin Yona Ghertman.

Le Rambam enseigne que l’observation des créations naturelles participe à la connaissance de D.ieu :

 « Aimer et craindre ce D.ieu glorieux et redoutable est une mitsva, comme il est écrit : ‘Tu aimeras l’Eternel ton D.ieu’ (Devarim 6, 5), et ‘Crains l’Eternel ton D.ieu’ (Devarim 6, 13). Comment atteindre cet amour et cette crainte ? Lorsqu’on contemple Ses actes et Ses créations, grands et prodigieux, et qu’à travers eux, on conçoit Sa sagesse infinie et incomparable (…) » (Hillkhote Issodé HaTorah 2, 1-2).

Cet enseignement se manifeste parfaitement dans le Sud de la France, là où la mer côtoie les reliefs de l’arrière-pays dans une apaisante harmonie. 

En ce début d’été, nos sœurs et frères juifs s’interrogent encore sur la destination de leurs vacances. Certains partent en Israël, d’autres vont en Haute-Savoie, où de nombreux séjours cachère sont organisés… et beaucoup décident d’aller sur la Côte d’Azur, notamment entre Nice et Cannes. Officiant moi-même depuis plus de dix ans en tant que rabbin à Cagnes-sur-Mer, j’aimerais profiter de ce billet pour éclairer les lecteurs sur la vie juive dans cette communauté, durant l’été, mais également le reste de l’année. 

L’avantage géographique de la ville est indéniable : située entre Nice et Juan-les-Pins, l’accès aux commerces et restaurants cachère de ces deux centres de vie juive est relativement aisé, d’autant plus si l’on est véhiculé. Les fidèles de la communauté passent pour beaucoup leurs journées à Nice, travaillent et font leurs courses sur place, en raison de la courte distance séparant les deux villes. Le soir, lorsque la circulation est quasiment inexistante, vingt minutes de trajet suffisent pour se rendre dans un restaurant cachère de Nice ou Juan-les-Pins. Il en va de même pour les femmes devant se rendre au mikvé. 

Par ailleurs, la région connaît un grand pôle professionnel pour les personnes travaillant dans l’informatique, se situant à Sophia-Antipolis. De nombreux Cagnois font l’aller-retour dans la journée. D’autres vont jusqu’à Monaco ou encore jusqu’à Cannes. Les distances sont courtes, et même en cas d’embouteillages -beaucoup moins importants qu’à Paris- un trajet en longeant le bord de mer reste incomparable à un trajet sur le périphérique parisien… 

Signalons également quant à l’éducation -sujet fondamental- que les parents mettant leurs enfants à l’école juive sur Nice bénéficient de cars de ramassage scolaire. Pour les autres, la synagogue de Cagnes-sur-Mer a un Talmud-Torah bien implanté, en attendant que tous les fidèles prennent conscience de l’importance de l’école juive pour les enfants de la communauté. Les adultes ne sont pas en reste non-plus. Tous les matins de la semaine avant de partir au travail, l’office de Sha’hrit est organisé à la Synagogue. Des cours pour hommes (guemara, paracha) et des cours pour femmes (pensée juive) sont organisés durant la semaine et le Shabbat. Et pour celles et ceux qui seraient tentés par une étude plus intensive, la Yechiva de Nice -où j’étudie moi-même en journée- ouvre grand ses portes afin de proposer une étude adaptée à l’emploi du temps de chacun. 

Vous me direz : ‘Certes cela est intéressant, mais quel intérêt de venir dans cette région durant l’été pour les juifs pratiquants qui ne vont pas sur les plages mixtes ?’. Et c’est là que je rappellerai l’enseignement du Rambam mentionné en début d’article, en expliquant que l’arrière-pays niçois -et cagnois- regorge de fabuleux coins de paradis. Forêts, ruisseaux, gorges et vues panoramiques contribueront sans doute à laisser un souvenir de vacances impérissable ; ainsi qu’un ressourcement dans l’esprit de notre sainte Torah.

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