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21 Août 2018 | 10, Elul 5778 | Mise à jour le 27/07/2018 à 12h36

25 août - Chabbat Ki Tétsé : 20h31 - 21h38

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Le général iranien Soleimani menace Trump: « Si vous déclarez la guerre, nous allons la terminer »

« En tant que soldat, il est de mon devoir de répondre aux menaces de Trump », a affirmé Qassem Soleimani (DR).

Depuis près d'une semaine, les invectives se multiplient entre dirigeants américains et iraniens, faisant monter la tension et les risques d'une escalade militaire.

Le ton continue de monter entre Washington et Téhéran. Jeudi matin, le principal architecte du déploiement au Moyen-Orient de l’Iran, le général Qassem Soleimani a menacé les Etats-Unis de « détruire tout ce que vous possédez ».

« Nous sommes près de vous, là où vous ne pouvez même pas l'imaginer (...) Venez. Nous sommes prêts. Si vous déclarez la guerre, nous allons la terminer », a déclaré le commandant de la force d’élite des Gardiens de la Révolution, Al Qods, en charge des opérations extérieures, selon l'agence iranienne Tasnim.
« Vous savez que cette guerre va détruire tout ce que vous possédez. […] Vous devez être prudents quand vous insultez le peuple iranien et le président de notre République », a-t-il mis en garde.

C’est à une véritable passe d’armes que l’on assiste depuis dimanche entre dirigeants américains et iraniens. Dimanche, le président iranien, Hassan Rohani, avait conseillé à son homologue de « ne pas tirer les moustaches du tigre », un conflit avec l’Iran pouvant se transformer selon lui en « mère de toutes les guerres ».
La réponse de Donald Trump n’a pas tardé, via son réseau social, Twitter.

« NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L'HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT », a tweeté le président, utilisant des majuscules pour bien marquer sa détermination.

« Nous ne sommes pas impressionnés », a régi le chef de la diplomatie iranienne, Mohammed Javad Zarif, toujours sur Twitter.

C’est donc désormais Soleimani qui entre dans la danse des invectives.

« En tant que soldat, il est de mon devoir de répondre aux menaces de Trump », s’est justifié celui que le New Yorker avait un jour surnommé le « commandant de l’ombre ». « S'il veut utiliser le registre des menaces […] il devrait s'adresser à moi, pas au président », a ajouté M. Soleimani, comparant le discours de  Donald Trump au langage des « discothèques et des casinos ». 

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