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19 Décembre 2018 | 11, Tevet 5779 | Mise à jour le 18/12/2018 à 23h36

Rubrique Israël

David Friedman :« Le Golan est à Israël pour l'éternité »

L’ambassadeur américain David Friedman (Flash90.)

Dans des interviews accordées à plusieurs journaux israéliens, l'ambassadeur américain David Friedman (photo), a réaffirmé le soutien accordé par l'administration Trump au gouvernement israélien.

A la veille de Roch Hachana, deux quotidiens israéliens Israël Hayom et le Jerusalem Post ont publié des interviews  de l'ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman. Il s'y félicitait du changement d'orientation intervenu dans la politique de Washington à l'égard de l'Etat hébreu et exprimait une nouvelle fois le  soutien sans précédent accordé par l'administration républicaine au gouvernement Netanyahou. 

Concernant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade américaine dans la Ville sainte, M. Friedman soulignait qu'il s'agit très vraisemblablement d'une décision irréversible. C'est en effet une mesure qui bénéficie depuis 1995 d’un soutien bipartisan au Congrès et dont les précédents présidents avaient simplement repoussé la mise en œuvre par crainte d'envenimer la situation dans la région.  

M. Friedman juge peu probable qu'un chef de l'exécutif américain puisse annuler cette décision et ramener l'ambassade américaine à Tel-Aviv. « Pour qu’une administration renverse cette décision, elle devrait conclure que Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël et que c’est Tel-Aviv. Je pense que ce serait quelque chose de bien plus controversé que ce qu’a fait le président Trump », a-t-il assuré. 

Abordant un autre sujet, l'ambassadeur a déclaré que le Golan était à Israël « pour l'éternité ». « Je ne peux m'imaginer sincèrement une situation dans laquelle le plateau du Golan ne ferait pas partie d'Israël pour l'éternité ». Il n'a pas exclu la possibilité que l'administration Trump envisage un jour de reconnaître le Golan comme un territoire israélien. Lors d'une visite en Israël en août, le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton avait affirmé qu'une telle reconnaissance n'était pas à l'ordre du jour pour le moment.

M. Friedman a également indiqué à Israël Hayom, journal gratuit, considéré comme proche de M. Netanyahou et appartenant au milliardaire  Sheldon Adelson, l’un des soutiens de Donald  Trump, que Washington ne disait pas à Israël d’éviter les constructions dans les implantations mais que l’administration pouvait suggérer de temps à autre certains infléchissements aux dirigeants de l'Etat hébreu. « Nous ne leur disons jamais : ‘Vous devez enlever cela’. En cas de problème, nous disons : ‘Avez-vous vraiment besoin d’aller jusque-là ? Est-ce que vous ne pouvez pas construire plus près des lignes de propriété existantes ?’ », a-t-il expliqué.  

On peut rappeler enfin que voilà quelques semaines, David Friedman avait souligné que l’administration Trump n’exigerait aucune concession spéciale venant d’Israël en échange du transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem en mai dernier

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