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16 Octobre 2018 | 7, Heshvan 5779 | Mise à jour le 15/10/2018 à 18h16

Rubrique Judaïsme

Sim’hat Torah, la joie d'un destin !

(Flash90.)

Le dernier jour des festivités de Tichri est marqué par la joie exprimée par les communautés juives du monde entier, joie de rattacher leur destin à celui de la Torah.

Car c’est bien de cela dont il s’agit : célébrer le destin juif indissociable de la Torah, dévoilée il y a 3 500 ans. Source de vie et de sens, elle est pour les enfants des patriarches un guide irremplaçable, une référence indispensable, une lumière incontournable. C’est pourquoi le jour même où on termine la lecture de la Torah, on en reprend la lecture au début, et ce, sans aucune transition. C’est elle qui constitue le fondement de l’identité juive ainsi que le verset de Vezot haBerakha énonce : « Moïse nous a ordonné la Torah, patrimoine de l’Assemblée de  Jacob » (Deutéronome 33, 4), patrimoine transmis de génération en génération. C’est peut-être là l’une des significations des hakafot, des processions réalisées tout autour de la bima, estrade où s’effectue la lecture de la Torah. Le cercle n’est pas doté de début, ni de fin. La transmission traverse l’histoire avec en mémoire deux événements fondateurs : le premier est rappelé à la fin de la Torah : la miraculeuse délivrance de l’esclavage égyptien. Le second est rappelé au premier verset de la Torah : la création de l’univers par D.ieu. Or, la finalité de la sortie d’Egypte se confond dans la promulgation de la Torah sur le mont Sinaï. Et selon le Midrach, c’est pour la Torah et par la Torah que le monde a été créé. Au jour de Sim’hat Torah, nous nous réjouissons donc de posséder ce Texte révélé, exprimant l’infini, et de fait porteur d’une profonde espérance offerte à l’humanité.


Le jour où on termine la lecture de la Torah, on en reprend la lecture au début

Le Rabbi de Kotzk enseigne que la joie de Sim’hat Torah ne provient pas de ce que nous avons étudié ou accompli de Torah dans le passé car qui pourrait se satisfaire de ce qu’il a accompli ? Cette joie provient de la Torah que nous nous promettons d’étudier et d’accomplir dans l’avenir (cf. Chem miChemouel Moadim p. 215). Comme le dit le Psaume 19 : « Les lois de D.ieu sont droites, elles réjouissent le cœur ». Quand les injonctions sont appliquées avec droiture, alors elles emplissent le cœur d’un sentiment de plénitude. En effet, un autre verset de la dernière sidra de la Torah (33, 5) nous dit : « Il [Dieu] devint roi de Yechouroun lorsque se rassemblèrent les chefs du peuple ». Ce nom est l’un des noms du peuple hébraïque; il vient de la racine « yachar », « droit ». La droiture invite, dans l’esprit des hommes, le Créateur dont l’Etre prodigue joie et plénitude à l’âme.

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