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14 Décembre 2018 | 6, Tevet 5779 | Mise à jour le 13/12/2018 à 11h38

15 décembre - Chabbat Vayigache : 16h35 - 17h49

Rubrique Monde juif

Israël : Nouvelle politique pour les kaparot et les « arba minim »

(flash90.)

Alors qu’une campagne est lancée pour convaincre le public d’utiliser de l’argent et non des poulets pour les kaparot, Israël a décidé d’interdire que soient amenées dans le pays de manière individuelle trois des quatre espèces nécessaires au rituel de la fête de Souccot.

Se disant soucieux du bien du public et de la protection des droits des animaux, le ministère de l’Agriculture israélien a lancé une campagne contre l’utilisation des poulets pour les « Kaparot », une cérémonie traditionnelle qui se déroule à la veille de Yom Kippour. Dans une vidéo humoristique, il recommande ainsi au public d’utiliser de l’argent, une option tout à fait reconnue par la loi juive, en lieu et place des volatiles, et ce « pour aider ceux qui sont dans le besoin ».

Rappelons, en la matière, que l’an dernier, la ville de Petach Tikva avait annoncé que cette pratique était totalement interdite, menaçant d’une intervention de la police quiconque égorgerait des poulets dans le domaine public. L’année précédente, en 2016, les municipalités de Tel Aviv et de Rishon leTzion en avaient fait de même.

Passons à la fête suivante. Ce même ministère de l’Agriculture israélien interdit, désormais, à tous ceux qui viennent de l’étranger d’amener avec eux trois des quatre espèces composant « le bou-quet de Souccot ». A savoir, les feuilles de palmier (loulav), celles de myrte (hadas) ainsi que les branches de saule (arava). Le quatrième composant, à savoir l’étrog, peut toujours être apporté avec soi mais pourra faire l’objet d’une inspection des experts dudit ministère.

Pour ce dernier, ces interdictions et restrictions ont un but évident: éviter l’importation dans le pays de maladies touchant les plantes et l’arrivée d’insectes nuisibles aux cultures. Afin de mener à bien cette politique, des équipes de spécialistes vont être déployées à l’aéroport Ben Gourion. Ceux qui seront trouvés en possession des plantes proscrites pourront non seulement avoir à payer une amende mais risqueront, aussi, d’être poursuivis en justice.

Enfin, et ce probablement pour que ces mesures ne soient pas trop mal vécues, le ministère de l’agriculture a aussi annoncé qu’il avait acheté plusieurs milliers d’ensembles des quatre espèces. Qui seront distribués, gratuitement, à l’aéroport, à tous ceux qui en feront la demande.

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