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17 Décembre 2018 | 9, Tevet 5779 | Mise à jour le 17/12/2018 à 17h07

Rubrique Culture/Télé

La Batsheva Company again and again!

Credit Ascaf

La Batsheva Danse Company joue jusqu’au 27 octobre au théâtre de Chaillot, son port d’attache depuis 2013. Juste après que l’Opéra de Paris lui a rendu hommage.

En 2015, pour la première fois la Batsheva investit l’Opéra Garnier avec « Perpetuum ». Occasion pour le BDS de venir manifester. Le chorégraphe Ohad Naharin n’hésitera pas à les rencontrer et conclure dans nos colonnes que « C’est une bande d’imbéciles ». Cette fois, ce sont les danseurs de l’Opéra qui ont interprété en début de mois son travail avec la représentation phare « Decadance » un résumé de toute sa puissance inventive. Mais, dans le cadre de la saison France-Israël, le théâtre de Chaillot accueille jusqu’au 27 octobre, la Bat sheva Danse Company et la compagnie-école le Young ensemble, avec quatre spectacles qui permettent d’apprécier l’originalité de la chorégraphie. Ces créations majeures de la Batsheva se succèdent inspirées de la méthode « Gaga », un langage du mouvement initié par Ohad Naharin, et qui s’enseigne dans le monde entier maintenant. Des récentes aux plus éloignées les chorégraphies choisies illustrent le travail de cet ancien kibboutznik né pour la danse et qui par son empreinte depuis 1990 a marqué l’histoire de la danse contemporaine à travers la planète. Ohad Naharin vient de céder sa place après vingt-huit ans de bons et loyaux services. Il reste cependant en activité à la Batsheva Danse Company comme chorégraphe du haut de ses soixante-six ans.  L’alternance des représentations à Chaillot nous émeuvra avec « Venezuela » une récente œuvre,  qui joue avec l’énergie sur fond de mélodie grégorienne, de rock, et de rap, un éclectisme qui rythme l’ensemble ; « Decadanse » avec le temps est devenu « Décalé » sur des  musiques de  Vivaldi,  des  Beach  Boys,  du  répertoire  folk israélien ; « Mamootot » exprime Gaga, le travail en mouvement proposé par Ohad Naharin face à un public qui entoure la scène, proche des corps pour découvrir des zones qui étaient jusqu’alors inconnues du chorégraphe ; les jeunes interprètes du Young ensemble (une classe d’excellence pour Naharin) venus du monde entier incarnent avec fulgurance « Sadeh 21 », une des grandes pièces du répertoire. Ainsi cette variété de shows éclaire le niveau en danse contemporaine des anciens comme des jeunes. Ce qui explique la réputation internationale de l’art en mouvement « Made in Israel ».

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