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19 Décembre 2018 | 11, Tevet 5779 | Mise à jour le 18/12/2018 à 23h36

Rubrique France/Politique

Chiite, pro-Iran et antisioniste: au coeur du Centre Zahra France

(DR)

Une vaste opération a été menée dans ce centre culturel chiite qui abrite le siège de l’association Zahra France. Ses dirigeants sont soupçonnés de faire l’apologie du Hamas et du Hezbollah.

Le 2 octobre dernier, une opération de prévention antiterroriste a été menée au centre Zahra France, à Grande-Synthe, dans le Nord, visant à en savoir plus sur ce centre soupçonné de faire l’apologie de mouvements terroristes tels que le Hamas et le Hezbollah, mais aussi d’être un relais d’influence de la République islamique d’Iran. A cette occasion, on a pu découvrir derrière les grillages, dans la cour d’entrée, un drapeau israélien taille XXL utilisé comme paillasson. « C’est pour s’essuyer les pieds dessus », a justifié Gouasmi  Yahia, responsable du Groupe Zahra France aux journalistes, convaincu de connaître le responsable de l’opération. « C’est Israël qui est derrière tout ça, parce que nous, on soutient le Hezbollah ».

Cette structure a été construite en 2005, aux abords de Dunkerque « sans doute pour capter un public issu des flux migratoires provoqués par les activités industrielles », explique la Mairie à 20 minutes. En plus d’une salle de prières et de conférences, elle abrite des locaux d’associations telles que le Parti antisioniste et la Fédération chiite de France et consacre une partie importante de ses activités à dénoncer le « sionisme », en invitant des conférenciers condamnés pour antisémitisme. Créée par Gouasmi Yahia, Tahiri Jamel et Khalid Abdelkrim, personnages sulfureux, le lieu était particulièrement surveillé par les services de renseignements. M. Yahia, ex-boucher halal, a fondé le Parti antisioniste et s’était lié au tandem Dieudonné-Soral aux élections européennes en 2009. Lors d’une conférence de presse à cet effet, il avait notamment déclaré cette formule absurde : «  A chaque divorce, je vous le dis, il y a un sioniste derrière ». A l’issue de l’opération, trois personnes ont été placées en garde à vue pour détention illégale d'armes à feu et les avoirs de ses dirigeants ont été gelés. Un signal diplomatique envoyé par Paris aux autorités iraniennes, pour leur signifier qu’ils comptent bien garder le contrôle du territoire français face aux ingérences extérieures et aux discours contraires aux valeurs de la République. L’Etat iranien étant soupçonné d’avoir commandité un projet d’attentat contre les Moudjahidines du peuple, ennemis de Téhéran installés en France depuis des décennies. 

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