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16 Novembre 2018 | 8, Kislev 5779 | Mise à jour le 14/11/2018 à 18h15

17 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h51 - 18h00

Rubrique France/Politique

Claude Grundman-Brightman : « L’eau est la clé de la paix au Moyen-Orient »

(DR)

Les grands acteurs de l’eau au Moyen-Orient participent ce jeudi à l’Assemblée nationale au symposium organisé par le campus francophone du Collège Académique de Netanya en partenariat avec la FFI, Elnet, la CCFA et l’Institut Veolia. Sa présidente croit pouvoir poser les bases de nouveaux accords dans la région.

Actualite Juive : Dans quel contexte le NAC est-il à l’origine de ce colloque placé sous l’égide du sénateur Philippe Dallier et du ministre israélien Tzachi HaNegbi ? 

 Claude Grundman-Brightman : Le Collège Académique de Netanya a comme stratégie depuis quinze ans l’intégration des étudiants francophones dans un cursus universitaire. Six cents étudiants sont déjà passés par notre structure qui leur offre un enseignement d’excellence. A cette ambition d’intégration s’ajoute une activité culturelle. Le NAC a créé un centre de culture française pour débattre des grandes questions. Bernard-Henri Lévy avait clôturé l’an dernier notre cycle sur les pouvoirs et les contre-pouvoirs. Nous lui avions remis un diplôme Honoris Causa. Cette année, notre cycle porte sur Israël à l’heure des Nations avec entre autres Raphaël Enthoven et Yann Moix. Le NAC organise, par ailleurs, tous les deux ans un grand colloque et avec le Professeur Zvi Dubinsky, le doyen de notre département Gestion des ressources naturelles, qui est une référence mondiale, nous avons pensé que réunir pour la première fois en France, à Paris, autant de personnalités impliquées sur la problématique de l’eau était exceptionnel pour tenter d’initier un nouvel accord régional sur l’eau dans la région. A l’instar d’un plan Marshall qui impliquerait une série d’initiatives comme des usines de désalinisation et un grand pipeline entre la mer Morte et la mer Rouge pour que tous les pays de région puissent avoir leur part. 


A.J.: Sommes-nous dans un moment favorable pour espérer cet accord ? 

C.G.-B. : Je le crois. Le monde entier est à la veille d’une énorme crise due au manque d’eau et lorsque des acteurs jordaniens, syriens, égyptiens, africains, israéliens, français, américains et emiratis acceptent au vu et au su de tout le monde de s’asseoir ensemble pour discuter de technologies de pointe et de solutions aux problèmes d’eau dans les zones menacées par la sécheresse, je le crois et je salue la confiance qu’ils nous accordent. Quand les questions humanitaires, les questions de développement et les questions de survie sont prises en compte avant tout, je pense que c’est un signe favorable. Leur présence à Paris est un signe d’espoir. 


A.J.: Qu’attendez-vous très concrètement de cette rencontre ? 

C.G.-B. : Très concrètement de nouer des coopérations interindustrielles entre Israël et ses voisins pour augmenter le volume de l’eau de chacun, et de constituer des groupes de travail entre chercheurs. Nous sommes ouverts à toutes les formes de dialogue et de continuité pour construire des partenariats entre les hommes parce que cette question de l’eau, c’est la clé de la paix au Moyen-Orient.  


  1. Entrée libre sur inscription : waterandlifeconference@gmail.com
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