Default profile photo

10 Décembre 2018 | 2, Tevet 5779 | Mise à jour le 10/12/2018 à 16h05

Rubrique Communauté

Pr Jean-Claude Picard : « Israël est au sommet de la recherche sur le cerveau »

(DR)

Partenaire de l’Université hébraïque de Jérusalem, l’AFIRNe organise son 11e colloque scientifique sur le cerveau et la nutrition dimanche 18 novembre à l’Hôpital Necker. Rencontre avec son président.

Actualité Juive : Les colloques précédents ont étudié les relations entre le cerveau et la génétique, la douleur, les arts et maintenant la nutrition. N’aura-t-on jamais fini d’étudier les mécanismes du cerveau ? 

Jean-Claude Picard : Le cerveau est le plus grand sujet de recherche du XXIe siècle et un objet d’étude d’une complexité phénoménale : il y a plus de connexions à l’intérieur que d’habitants sur la Terre. Les outils actuels,  en particulier l’IRM, nous permettent de regarder le fonctionnement du cerveau et les scientifiques commencent à décrypter ce qui s’y passe quand intervient un événement extérieur mais il faudra bien encore au moins une cinquantaine d’années pour avoir une vue globale et je suis peut-être optimiste.      Le rapport du conscient et de l’inconscient, la vision, la parole, la sensibilité, l’émotion, tout ça c’est le cerveau et a des conséquences sur le comportement de l’homme. L’étude du cerveau est un champ d’analyse extrêmement large et je suis heureux que l’Université hébraïque de Jérusalem à travers son centre Edmond et Lily Safra sur la science du cerveau soit parmi les meilleurs au monde à travailler sur cette question. 

A.J.: Au colloque seront invités des chercheurs israéliens. Est-ce pour faire connaître leurs recherches ? 

J.-C. P. : Absolument. Si j’organise en France depuis dix ans ces colloques scientifiques, c’est pour montrer à quel point la science israélienne est au sommet de la recherche sur le cerveau. Nous allons effleurer les sujets car c’est un colloque de vulgarisation scientifique ouvert au public, mais tous les sujets y seront : l’odorat, le goût, les addictions  à la nourriture, etc. La nutrition est devenue un sujet de préoccupation et d’inquiétude. On sait désormais qu’elle a des effets sur le fonctionnement et le vieillissement du cerveau et c’est ce dont nous parlerons.


« Une complexité phénoménale »  

 A.J.: L’adage dit qu’on est ce qu’on mange mais peut-on prévoir ce qu’on deviendra ? 

J.-C. P. : C’est une grande inconnue. Les chercheurs ont déjà découvert l’existence de composants susceptibles de créer des risques négatifs pour la santé et leur travail consiste aujourd’hui à faire des projections pour réduire ces risques. Mais pour cela, ils doivent mettre leurs travaux en commun : les études sur la nutrition et le cerveau sont pluridisciplinaires car elles sollicitent aussi les champs de l’environnement et l’agriculture. 

(1) Inscriptions par Téléphone : 01.47.55.43.23

Powered by Edreams Factory