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17 Décembre 2018 | 9, Tevet 5779 | Mise à jour le 17/12/2018 à 17h07

Rubrique Culture/Télé

L’humour salvateur

«Les bonnes intentions» de Gilles Legrand aborde avec une bonne distance le sujet des réfugiés.

Isabelle (formidable Agnès Jaoui) n’a de temps ni pour ses enfants, ni pour son mari. Seul compte son investissement bénévole de prof de français pour immigrés. Mais de ce côté-là, elle crée aussi de la déception. Et l’arrivée d’une collègue mieux structurée attire ses élèves. Jalouse, elle va jusqu’à rappeler à l’enseignante d’origine allemande, oubliant ses qualités humaines, ce qu’elle lui avait confié. Elke est la petite-fille d’un ancien nazi, d’où son engagement. Entre les clichés antisémites de certains élèves et la concurrence, Isabelle a du mal. Pour rebondir, la prof à l’idée de mobiliser une auto-école en s’associant à un moniteur. Certains hésitent, mais tous sont motivés par le permis de conduire pour travailler. Ce challenge osé, mais qui unit la classe, avec des gens ne parlant pas français, donne toute sa saveur au film. Cette comédie douce-amère, par sa légèreté, avec un rôle sur mesure pour Agnès Jaoui en bourgeoise investie dans l’humanitaire, nous sensibilise à l’actualité du moment. 


En salles : «Les bonnes intentions» de Gilles Legrand avec Agnès Jaoui, Alban Ivanov, Philippe Torreton…




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