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17 Décembre 2018 | 9, Tevet 5779 | Mise à jour le 17/12/2018 à 17h07

Rubrique Israël

Changement de posture du Canada ?

La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland tout sourire aux côtés de Binyamin Netanyahou. (Flash90.)

La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland était en Israël. La première visite d’un chef de la diplomatie dans l’Etat hébreu depuis l’arrivée, en 2015, de Justin Trudeau dans le fauteuil de 1er ministre.

Alors que le Canada d’Harper était l’un des plus fervents soutiens d’Israël sur la scène internationale, Justin Trudeau a fait plusieurs déclarations anti-israéliennes. En 2016, il déclarait que les implantations étaient une totale infraction au droit international. Et en mai dernier, il réclamait une enquête immédiate et indépendante sur la situation à Gaza. Malgré cela, Chrystia Freeland a fait part à Binyamin Netanyahou du soutien indéfectible du Canada à la sécurité d’Israël, affirmant qu’Israël avait le droit de se défendre contre toute agression qu’elle vienne d’Iran ou de groupes terroristes comme le Hamas. 

Alors peut-on parler d’un tournant favorable dans les relations israélo-canadiennes ? Avant de s’envoler pour la région, la ministre avait déclaré sa hâte de nouer le dialogue avec tous les amis du Canada dans la région, israéliens, palestiniens, jordaniens. D’ailleurs elle était à Amman ainsi qu’à Ramallah. Et bien que la rhétorique publique de Justin Trudeau ne soit pas aussi manifestement pro-israélienne que son prédécesseur, on ne note que peu de changement envers Israël de la part du gouvernement actuel. Une exception cependant. Alors que le gouvernement Harper avait coupé les fonds canadiens à l’UNRWA,  Trudeau, lui, a renouvelé une partie du financement. Quant à la solution au conflit israélo-palestinien, la position canadienne reste inchangée. Deux Etats pour deux peuples. Chrystia Freeland a aussi rappelé que le Canada briguait l'un des 10 sièges non permanents du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2021-2022. S’il l’obtenait, ce serait, s’est-elle avancée, « un atout pour Israël ». Sans doute la petite phrase à retenir s’il n’en fallait qu’une.

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