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16 Novembre 2018 | 8, Kislev 5779 | Mise à jour le 14/11/2018 à 18h15

17 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h51 - 18h00

Rubrique Judaïsme

Nos patriarches : Messagers de l’Unicité divine et de l’unité humaine

(DR)

En lisant les péricopes du livre de Beréchit et leurs récits sur nos patriarches, maintes questions nous taraudent, auxquelles nous espérons apporter quelques éléments de réponses.

A deux reprises, en Egypte chez Pharaon, puis chez les Philistins devant Avimèlèkh, Avraham a déclaré que sa femme Sarah était sa sœur. Son fils Yits‘hak emploiera le même subterfuge au sujet de Rivka chez Avimèlèkh. Ce « mensonge » suscite l’étonnement. Pour certains commentateurs, ils ont agi ainsi, ne voulant pas compter sur un miracle pour ne pas être tués par ceux qui auraient voulu s’emparer de leurs épouses, particulièrement belles. Or, comment comprendre cette attitude de la part de nos ancêtres dont la foi en Hachem était absolument inébranlable – de la part d’Avraham qui avait surmonté ses indicibles épreuves imposées par Hachem, et de celle de Yits‘hak qui avait été prêt à être immolé ? Et que devons-nous retirer de leur conduite, sachant que : Ma‘assé avoth siman labanim – « Les actions des patriarches sont un signe pour leurs descendants de toutes les générations » ?

Avraham et Yits‘hak réussirent à faire triompher le monothéisme dans le monde et à « laver » celui-ci de l’idolâtrie (« lois sur la ‘Avoda Zara » de Maïmonide). Leur objectif était de faire passer auprès de leurs disciples le message de la foi et de la confiance en Hachem, dont nous dépendons constamment et totalement. Dieu dit, après avoir créé le premier homme (Beréchit 2, 18) : « Il n’est pas bien que l’homme soit seul ». Pour se réaliser, voire se sublimer, l’homme et sa femme doivent former les deux moitiés indispensables et inchangeables d’un être unique. Depuis le don de la Torah, leur engagement bilatéral a été renforcé par les kiddouchin, littéralement : la « sanctification » que constitue le mariage, et les devoirs qui en découlent pour l’un et l’autre, dont la réalisation permet de former un seul être. La confiance mutuelle que s’accordent les époux, leur « foi » réciproque est là pour susciter ce lien unique en son genre.

L’une des valeurs essentielles qu’Avraham et Yits‘hak devaient promouvoir dans le monde n’était autre que la teneur de ce lien remarquable entre l’homme et la femme, de la même nature que celui rattachant l’homme à son Créateur : un lien fait de confiance et de sincérité, dont le sceau n’est autre que « la vérité ». Tout comme nous comptons sur Hachem pour ce qui nous arrive à chaque instant, en ayant la conviction qu’absolument tout dépend de Lui et de Sa volonté, et en sachant que du moindre dérèglement dans notre corps ou dans l’univers peut s’ensuivre les effets les plus destructeurs, de même les époux se fient-ils l’un à l’autre, et sont-ils censés fonder leur relation sur une confiance où la moindre brèche risque de céder le passage aux pires cataclysmes.

Tel était l’objectif de nos patriarches dans chacun de leurs périples : faire comprendre à ceux parmi lesquels ils séjournaient que ce lien est indéfectible. Tout comme l’homme et la femme, au moment de leur création, ne formaient qu’un être, à l’instar d’un frère et d’une sœur issus des mêmes racines et nourris aux mêmes sources, les époux doivent fusionner à chaque instant de leur vie commune et, par une symbiose constamment renouvelée et renforcée, se fondre en une même entité. C’est à cela que doit ressembler notre relation avec Dieu et avec Sa Torah, relation que nous devons nous appliquer à recréer et à renforcer à chaque instant de notre existence.


Par le Rav Dov Roth - Lumbroso, Président Fondateur Bnei Torah/ Derech Laolim 32 King George Jerusalem

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