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10 Décembre 2018 | 2, Tevet 5779 | Mise à jour le 10/12/2018 à 16h05

Rubrique Sport

David Martane : « Au Bétar, une pression comme à l'OM »

(DR)

Nommé entraîneur-adjoint du club de la capitale à l'orée de l'été, le jeune technicien franco-israélien revient en exclusivité pour notre journal sur le début de saison compliqué de son équipe qui pointe à l’avant-dernière place du Championnat. Nous l’avons joint par téléphone, dimanche 11 novembre, quelques heures avant la réception de l’Hapoël Beersheva au Teddy Stadium de Jérusalem.

Actualité Juive : Le Bétar Jérusalem traverse le pire début de saison de  son histoire. Dans quel état d’esprit êtes-vous alors que vous épaulez désormais Nir Klinger qui a succédé à votre mentor, Guy Luzon?

David Martane: Notre préparation estivale fut assez chaotique, notamment en raison de la vente du club par l’ex-propriétaire Eli Tabib. Du coup, le recrutement espéré n’a pas été opéré. Ce qui a forcément impacté sur les performances du Bétar. La mayonnaise a fini par prendre mais beaucoup trop tardivement pour un club à la pression médiatique aussi grande que celle de l’OM en France. Du coup, Guy Luzon a été remercié et remplacé quelques jours plus tard par Nir Klinger qui, pour ses débuts, a signé une belle victoire sur le terrain du Maccabi Haïfa. 

A.J.: Avant cela, vous avez eu l’honneur de diriger l’équipe lors de la visite du Bnei Yehouda (0-4)...

D.M.: Oui, ce fut une première expérience catastrophique. J’aurais aimé que cela se déroule de manière différente. C’était forcément assez douleureux à vivre comme première! 

A.J.: Comment se passe aujourd’hui votre cohabition avec Klinger?

D.M.: Plutôt bien. On a connu un premier succès contre le Maccabi Haïfa. Klinger est un coach d’expérience. Il est passé par plusieurs clubs et a travaillé à Chypre. L’an passé, il a remporté la Coupe d’Israël avec l’Hapoël Haïfa. Il faut lui donner un peu de temps pour qu’il puisse imprimer sa marque. Nous allons avoir une trève de trois semaines après ce dernier match contre l’Hapoël Beersheva (perdu  2-3, ndlr). Ce qui va nous permettre de régler l’équipe de façon plus sereine. 

A.J.: Quel est l’objectif du  Bétar? Le maintien?

D.M.: Malgré notre très mauvais départ, le but de la direction du club n’a pas changé d’un iota : accéder aux play-off et finir parmi les trois premiers. Nous allons nous renforcer lors du mercato hivernal. L’effectif sera ainsi pas mal remanié.

A.J.: Un mot justement sur l’effectif.

D. M.: Le Bétar dispose de deux joueurs français: Anthony Varenne et Antoine Conte (blessé). Nous comptons le talentueux Maor Buzaglo qui retrouve progressivement la compétition après une longue période d’indisponibilité mais aussi Tal Ben Haïm, Dan Eibinder ou encore Idan Vered (capitaine). Pas mal de bons joueurs qui ne sont pas encore au top de leur forme. 

A.J.: D’un point de vue personnel, le fait d’évoluer dans un grand club comme le Bétar doit, à n’en pas douter, constituer une source de satisfaction...

D. M.: Tout à fait. C’est la raison pour laquelle on décide de faire ce métier. Pour vivre des émotions. Au Bétar, on y trouve tous les ingrédients rêvés: pression, engouement des supporters, objectifs élevés... J’essaie d’emmagasiner un maximum d’expérience au quotidien.

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