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10 Décembre 2018 | 2, Tevet 5779 | Mise à jour le 10/12/2018 à 16h05

Rubrique Communauté

Appel national pour la Tsédaka : l’année de tous les possibles

« Il faut que chaque donateur convainc son voisin de donner aussi » (facebook)

Et si la collecte de 2018 pouvait permettre de répondre favorablement à toutes les demandes d’aides aux personnes en difficulté ? C’est le rêve, pas si fou, auquel veulent croire les organisateurs.

Campagne annuelle de collecte de la communauté juive de France, ce vingt-sixième (un bon chiffre) Appel national pour la Tsédaka qu’organise le FSJU est un moment cardinal du calendrier communautaire français. Depuis le début du mois de novembre et jusqu’à la fin du mois de décembre, l’ensemble des structures associatives sont mobilisées pour récolter les dons et inciter chacun d’entre nous à faire preuve de générosité. Situations de dépendance, assistance aux personnes âgées, handicap… Les difficultés sont trop nombreuses et les besoins vont croissant. 

« La précarité a augmenté au sein de la communauté et l’antisémitisme s’est greffé sur la précarité », explique le docteur Gérard Garçon, président de la campagne de la Tsédaka. « Le coût de la scolarité juive par exemple, vers laquelle se sont tournées de nombreuses familles en raison du climat antisémite, grève un budget déjà difficile à boucler », poursuit-il. « Ainsi, l’an dernier, sur les quelque 2 000 demandes de bourses cantine, 756 ont été laissées sans pouvoir être aidées ». Une situation que Gérard Garçon espère ne plus devoir affronter cette année.  « Les trois millions d’euros qu’ont rapportés la collecte l’an passé ont permis de couvrir la moitié des besoins. Il faut désormais que chaque donateur convainc son voisin de donner également », ajoute ce militant de longue date. 

« Nous finançons 165 programmes et 123 associations. Chaque euro supplémentaire est un oui en plus à chaque association qui œuvre au service des plus démunis », explique quant à lui le président du Fonds Social Juif Unifié, Ariel Goldmann, qui rappelle aussi que « cet Appel est le guichet unique de la solidarité dans la communauté ». Il se félicite aussi qu’elle se déroule cette année dans une belle unité communautaire. « Toutes les radios juives, tous les médias et toutes les tendances religieuses, depuis les orthodoxes jusqu’aux libéraux y participent », se réjouit-il. 

Si dépasser les trois millions d’euros de récoltes est ce à quoi espèrent arriver les organisateurs, atteindre les cinq millions n’est pas utopique non plus. « On pourrait y arriver, estime A. Goldmann. L’énergie et la personnalité de notre parrain Gad Elmaleh, sa notoriété internationale qu’il met au service de la cause de la Tsédaka doivent être des facteurs multiplicateurs de la réussite de la campagne ». Et la situation de crise que traverse le pays tout entier pourrait justement pousser l’élan de  générosité. « Donner, c’est un geste fort, un geste concret qui prend tout son sens quand tout semble désorienté », estime aussi le président du FSJU. 

Depuis sa création, en 1992, l’Appel national pour la Tsédaka a permis de récolter cinquante millions d’euros. Une somme qui confirme la solidarité que constitue l’ADN du peuple juif. Pour sa vingt-sixième année, tous les espoirs de réussite sont donc permis. 

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