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23 Mars 2019 | 16, Adar II 5779 | Mise à jour le 21/03/2019 à 18h35

Rubrique Communauté

Joëlle Lezmi : « Je me réjouis de ces candidatures »

(DR)

Ce n’était pas arrivé depuis fort longtemps et pour Joëlle Lezmi, c’est le signe d’un renouveau. Trois femmes sont en lice pour la fonction de présidente de la Wizo-France. Elles seront départagées jeudi 20 décembre à l’issue du vote des deux mille adhérentes.

Actualité juive : Trois candidates briguant la fonction de présidente, c’est une grande satisfaction ?

Joëlle Lezmi : Je m’en réjouis et a fortiori car nous avons trois bonnes candidatures : des femmes dans la vie active, fières de leur identité juive, engagées aux côtés d’Israël et investies dans la société civile. C’est la marque du renouveau de Wizo-France auquel mes équipes et moi-même avons travaillé d’arrache-pied en investissant sur les outils de communication, la jeunesse et en initiant des projets différents comme dernièrement le premier salon du livre pour la jeunesse. C’est une grande joie de voir ces candidates faire campagne comme elles le font depuis un mois. J’ai toujours considéré ma fonction de présidente comme une affaire de transmission de valeurs pour les femmes et l’éducation. Cette jeunesse qui s’engage aujourd’hui est une chance qu’il faut saisir. J’ai renouvelé mon mandat plusieurs fois pendant dix ans, par la force des choses. Maintenant, il faut des femmes plus jeunes et oserai-je dire aussi plus culottées pour renforcer et porter la voix de Wizo-France.


A.J.: Quelles qualités sont attendues pour être une bonne présidente ?

J.L. : Etre une bonne communicante et une fine connaisseuse de la communauté juive. Etre en prise avec ce qui se passe dans la société sur la question des femmes et de l’éducation. C’est essentiel pour que la Wizo ne reste pas dans un entre-soi mais qu’elle s’ouvre au monde. Le combat des wizéennes est aussi sur la question du leadership et de la représentation des femmes. Evidemment aussi, le sionisme. L’action de Wizo-France étant tournée vers Israël, la future présidente devra assumer un rôle d’ambassadrice pour représenter Israël autrement. 


A.J.: Où en est le mouvement aujourd’hui ?

J.W. : Nous avons créé de nouvelles sections partout en France et je suis contente que devant les portes, on trouve désormais des poussettes... Ce rajeunissement, nous l’avons souhaité et toutes nos équipes y ont œuvré. Nous avons aussi fait un gros travail de communication pour redonner confiance aux adhérents en leur donnant plus d’informations sur nos réalisations en Israël. Wizo-France a fait construire quatre crèches, un gymnase, elle s’est engagée entre autres sur une bibliothèque, un conservatoire et une maison d’accueil intergénérationnelle à Lod. Sa voix est entendue en Israël. 


A.J.: Pourquoi n’êtes-vous pas  plus intervenue sur la question des femmes dans la communauté ces dernières années ? 

J.W. : Nous sommes intervenues auprès de femmes en attente de guet mais nous n’étions pas visibles. Nous n’avons pas su rendre audible notre parole. En janvier, nous allons sortir une étude sur cette question du guet qui montrera l’évolution de notre action en France et en Israël. Cette enquête doit - et va - nous permettre de faire évoluer des situations insensées. 

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