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19 Mars 2019 | 12, Adar II 5779 | Mise à jour le 18/03/2019 à 12h51

Rubrique Culture/Télé

Yom : Entre feu-follet et moine !

Le clarinettiste Yom clôturera en apothéose le JNK le 6 décembre à la Cigale. Il y présente « You will never die ! » avec les Rabbis, alors qu'il a aussi sorti cette année « Prière ». Des choix musicaux qu'il nous explique.

Actualité Juive : Vous êtes fidèle au Festival JKN depuis sa création. Pourquoi ? 

Yom : D'abord  parce que dès mon 1er album j'y ai joué, puis une amitié s'est créée au fil du temps avec ses équipes. D'autre part j'y ai vu la possibilité intéressante de pouvoir proposer mes nouveaux projets. Tous les ans j'avais quelque chose de différent. 


A.J.: En 2018 vous sortez deux albums très différents l'un de l'autre. Le premier « Prière » (Buda) nous plonge dans une profonde ferveur spirituelle avec à l'orgue Baptiste-Florian Marle-Ouvrard de l'église St Eustache. Comment est  né ce projet ?

Y : Cela faisait très longtemps que j'avais envie de faire un duo avec les grandes orgues. Depuis le « Silence de l'exode » et avec le duo de Wang Li je travaille autour des musiques sacrées. Dans le monde occidental le summum de la musique sacrée ce sont les grandes orgues qu'on trouve dans des lieux de cultes. D'autre part l'instrument a été crée pour être joué dans des cérémonies. Il évoque cette voix divine qui se répand dans les acoustiques incroyables des églises. La rencontre avec Baptiste-Florian a été totale, il est de ma génération, une rencontre assez rare. 


A.J.: Pour votre 2ème opus « You will never die ! » (Buda) vous avez retrouvé vos complices les Rabbis. Avec eux c'est l'énergie 

débordante de la vie ? 

Y : Avec eux c'est la vie qui gagne. Même si on évoque des choses assez tristes comme le rappellent certains titres de chansons. Comme dans la culture ashkénaze et pas seulement, lors des moments de cérémonies, de leurs musiques et paroles, c'est la vie qui doit gagner. Ça doit être transcendé et sublimé pour donner du beau. Là c'est vraiment une célébration de la planète, très dansante et enjouée. La forme est plus facile, entre guillemets. On entend basse, batterie, clavier et guitare. C'est la même musique mais les arrangements changent. En fait c'est la même énergie et  le même mysticisme. 


«Prière», «You will never die !» Buda. Reservation : 01 42 17 10 36   Fnac - jazznklezmer.fr

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